Du motif végétal à la géométrie : l’arabesque

Manteau de femme ou d’enfant

Manteau de femme ou d’enfant
Asie centrale, bassin moyen de l’Oxus (Amou-Daria), turkmène ou ouzbek, 1800-1850
Velours de soie ikaté, calicot, broderie au fil de soie
© Nour Foundation. Avec l'aimable autorisation de Khalili Family Trust

L’arabesque, de l’italien arabesca, apparait comme une des caractéristiques de l’art islamique. Cet entrelacement végétal sinueux où s’enroulent tiges, feuilles et fleurs arrivent à créer un rythme, souvent répétitif, qui se démultiplie à l’infini. Les artistes transcrivent cette nature en la stylisant, les lignes s’épurent mais peuvent se peupler d’animaux, de calligraphie, voire de personnages. En regardant avec attention les œuvres d’art islamique, on se rend compte que la plupart des motifs s’inspirent de la nature, revisitée pour former des compositions géométriques extrêmement élaborées. Il faudra attendre le milieu du XVIe siècle pour que les artistes des grands Empires de l’Iran, de l’Inde et de la Turquie, ne transcrivent la flore avec un certain réalisme. Symbole de vie et de foisonnement, la nature évoque aussi le jardin du Paradis, auquel les musulmans aspirent après leur mort.