Chanfrein et protège-joues, Turquie ottomane ou Égypte, XVIIIe siècle

Chanfrein et protège-joues, Turquie ottomane ou Égypte, XVIIIe siècle
Iran, Qazvin, daté 963 H / 1555-1556
Fer ou acier forgé, cuir, appliques d’argent doré, cornaline, agate, verre coloré, jade et incrustations d’or
© Nour Foundation. Avec l'aimable autorisation de Khalili Family Trust

Mécénat et ateliers

Durant des siècles, les artistes avaient besoin de mécènes pour travailler. Ils s’attachaient généralement à un prince qui leur permettait de vivre en échange de leur art. Ce système s’organisa rapidement autour des grandes cours du monde musulman et se développa dans la plupart des capitales de ce grand territoire. Des ateliers divisés par spécialités se créèrent : la calligraphie, la peinture, la céramique, la verrerie, le métal, l’orfèvrerie… Une organisation très hiérarchisée entre le maître et ses apprentis régissait ces corporations. Seuls les artistes et artisans les plus talentueux travaillaient au service du prince. Ils créaient pour lui les plus belles pièces de l’époque, à la fois pour embellir son palais, mais aussi pour exporter leurs œuvres, en les vendant ou en les offrant comme cadeaux diplomatiques. Ces ateliers se déplaçaient au gré des conquêtes et les artisans voyageaient souvent beaucoup. Ces échanges nourrissaient aussi leur art qui ne cessait d’évoluer.