« L’empereur Xuandi de la dynastie des Liang postérieurs »

« L’empereur Xuandi de la dynastie des Liang postérieurs », Illustration du Jâmi‘ al-tawârikh (« Le Compilateur de l’Histoire ») de Rashîd al-Dîn
Iran, Tabriz, daté 714 H / 1314-1315
Encre, or, argent, aquarelle et gouache sur papier
© Nour Foundation. Avec l'aimable autorisation de Khalili Family Trust

Rashîd al-Dîn
(v. 1247-1318)

Cet homme d’Etat persan, considéré comme le plus grand historien de la période il-khanide, naît dans une famille juive d’Hamadhân. Il reçoit une formation de médecin et intègre alors la cour mongole sous cette fonction. D’origine juive, il se convertit à l’islam dans les années 1270 et il n’eut de cesse toute sa vie de prouver sa foi musulmane, notamment par la rédaction d’écrits théologiques. Malgré une longue carrière dans les hautes sphères politiques, il ne fut pourtant jamais nommé ministre à part entière. Rashîd al-Dîn est particulièrement connu pour son travail d’historien, notamment avec son « Histoire universelle » (Jami ‘al-Tawârîkh), ouvrage commandé par le souverain mongol Ghazan (r. 1295-1304). Composé en cinq parties, l’Histoire universelle relate notamment l’histoire des Mongols, mais aussi des Juifs, des Francs, des Chinois et des Arabes… Accusé d’avoir empoisonné le souverain Öljeytü, il est exécuté en 1318 avec son fils Ibrâhîm.