Yann Arthus-Bertrand insiste sur le fait que nous sommes liés à la nature. « On fait tous partie de la biodiversité. La biodiversité, c’est nous. Les animaux c’est nous aussi. » Nous pouvons freiner la dégradation de la biodiversité grâce à la prise en considération de l'autre, grâce à une agriculture raisonnée et saine, mais aussi grâce à une meilleure connaissance des espèces et de leur rôle dans la nature.
Une élève du lycée parisien Honoré de Balzac demande à Yann Arthus-Bertrand ce qu’elle peut faire concrètement pour la sauvegarde de la biodiversité. Celui-ci répond qu’il faut avant tout prendre conscience de la situation et accomplir des actions de bon sens pour préserver le vivant. Naïma Najjaj, professeur de SVT, aborde ensuite la notion de milieu naturel et insiste sur l’importance de sa préservation.
Yann Arthus-Bertrand dresse un bilan négatif de l’état de la biodiversité devant les élèves du lycée parisien Honoré de Balzac. La mer risque d’être vidée faute de véritable réglementation en matière de pêche, certaines rivières sont polluées par l’importation de plantes invasives, 20% du corail disparaît du fait du réchauffement climatique et les chimpanzés sont menacés par la déforestation...
Depuis une quinzaine d’années, Yann Arthus-Bertrand se penche sur l’état de la planète. Devant la dégradation progressive de la nature et du climat, il s’engage pour le développement durable à travers différentes actions. Il présente ici une exposition de photos au lycée parisien Honoré de Balzac pour sensibiliser les élèves à la nécessité de sauvegarder la biodiversité.
Les boire sont des annexes de la Loire qui s’assèchent durant l’été. Ces bras d’eau constituent des zones de reproduction des poissons très riche en biodiversité. Les pays de la Loire recensent une cinquantaine d’espèces. Une étude a été menée pour étudier cette biodiversité. L'enjeu est de prendre conscience des risques et de la fragilité du patrimoine.
Un lycéen demande si le clonage peut parer à la disparition des espèces. Olivier Milhomme, collaborateur de Yann Arthus-Bertrand, réfute l’idée que le clonage pourrait être une solution. Selon lui, la nature fait très bien les choses, il suffit de la respecter. Ainsi, quand l’homme fait disparaître les renards, il rompt l’équilibre naturel car ceux-ci chassent les campagnols qui détruisent les cultures.
La question d’un élève du lycée parisien Honoré de Balzac soulève celle de la responsabilité des états développés vis-à-vis de la dégradation de la biodiversité. Yann Arthus-Bertrand explique le développement de l’agriculture intensive et l’utilisation massive de pesticides après-guerre en France. Il souligne la nécessité et l’urgence de se tourner désormais vers une agriculture biologique et raisonnée.
L'écrevisse rouge de Louisiane constitue une menace très sérieuse pour la biodiversité dans les étangs. En dix ans elles peuvent détruire l'intégralité d'un écosystème. Elles survivent 4 jours en dehors de l'eau et peuvent parcourir 17 km pour coloniser et dévaster un autre endroit. Ce crustacé a été classé parmi les 10 espèces les plus dangereuses pour la faune et la flore locale.
Les élèves d’une classe de CE1-CE2 de l’école de Branceilles, en Corrèze, participent à l’entretien et la préservation des mares de leur commune. Ils étudient et observent ce milieu naturel riche en biodiversité, lieu privilégié de la reproduction de plusieurs espèces animales. Ce projet pédagogique a pour objectif de sensibiliser les élèves à la protection de l’environnement dans leur quotidien.
Vendre ou échanger des semences est illégal lorsqu’elles ne sont pas inscrites au catalogue. Les espèces qui sont inscrites au catalogue sont certifiées et doivent répondre à des critères très stricts, qui sont surtout l’apanage des semences dites hybrides F1. Les opposants au catalogue l'accusent de nuire à la biodiversité avec des variétés qui se ressemblent, pour ses défenseurs, c'est tout l'inverse.
Bernard Ronnot, animateur interrégional du réseau « Semences Paysannes », s’est donné pour mission de régénérer d’anciennes variétés de blé. En dix ans, il en a rassemblé 165. Le réseau « Semences Paysannes » cherche à favoriser la biodiversité en développant des variétés adaptées à des terroirs et à des climats spécifiques plutôt qu'une variété unique avec engrais et pesticide.
Selon Yann Arthus-Bertrand, les deux tiers des rivières sont polluées en France, ce qui entraîne la disparition progressive de certaines espèces de poissons comme le brochet. La déforestation intensive est l’une des causes du réchauffement climatique. L’homme doit respecter la nature et son équilibre général s’il ne veut pas se détruire lui même, comme le suggère un élève du lycée parisien Honoré de Balzac.
La nature nous prodigue gracieusement de nombreuses richesses. Yann Arthus-Bertrand cite quelques exemples : « l’Antarctique appartient à tout le monde » et apporte 70% de l’eau douce du globe, les abeilles permettent la pollinisation et la production des fruits. Le pétrole et les poissons dans la mer sont également des ressources naturelles gratuites.
Yann Arthus-Bertrand exhorte les adolescents à réduire la masse des déchets polluants en leur donnant une consigne qui leur parle, la consigne de garder leur téléphone portable le plus longtemps possible, sans céder à la mode. On construit en effet un milliard de téléphone portables par an. Et chaque téléphone portable contient trente métaux qu’on ne peut pas recycler...
Eric Baccega, photographe animalier, parle du rétrécissement de la banquise lié au réchauffement climatique, des conséquences de ce phénomène et de la menace qu’il représente pour les ours blancs. Il évoque aussi la pollution des eaux qui atteint également l’être humain à travers la chaîne alimentaire. Yann Arthus-Bertrand conclut que tout est lié et que nous devons être vigilants face à cette situation.
Devant les élèves du lycée parisien Honoré de Balzac, Yann Arthus-Bertrand pointe la responsabilité de l’homme face au réchauffement climatique. Il fait quelques préconisations et souligne la nécessité de réduire au maximum les transports, qui sont responsables du réchauffement climatique à hauteur de 25%, mais également le chauffage, l’emballage et l’importation de produits alimentaires.
À la question d’une élève du lycée parisien Honoré de Balzac sur les privations éventuellement nécessaires pour s’inscrire dans le développement durable, Olivier Milhomme, collaborateur de Yann Arthus-Bertrand, répond en citant l'exemple de la pêche et en plaidant pour une pêche raisonnée. Yann Arthus-Bertrand conclut qu'il ne faut se priver de rien mais agir raisonnablement en toutes circonstances.
Naïma Najjaj, professeur de SVT, expose le but de la venue Yann Arthus-Bertrand au lycée parisien Honoré de Balzac et définit l’enseignement des SVT. Yann Arthus-Bertrand explique l’arrivée des espèces sur la Terre et évoque le déclin de certaines d’entre elles. Il déplore le fait que l’on connaisse mieux la lune que le fond des mers et rappelle que la nature donne tout à l’homme.
Dans les années 1975-1980, des cerfs, des chevreuils, des castors et des vautours ont été réintroduits avec succès dans le parc des Cévennes. Grâce à cette politique volontariste de protection de la nature, l'Unesco a classé le parc comme réserve de biosphère en 1985. Aujourd'hui, le parc accueille plus de la moitié de la biodiversité du territoire français.
L’INRA conserve une collection de 10 000 variétés de pommes de terre dans sa station d’amélioration de la pomme de terre et des plantes à bulbes de Ploudaniel. Cette collection est importante car elle permet de conserver des variétés peu ou plus cultivées. Cette véritable banque de gênes peut servir en cas d'accident et de destruction de semences.
L’INRA s’applique à conserver la mémoire génétique de certaines espèces, comme le maïs. En cas, par exemple, de changements climatiques, des graines utiles pourront être ressorties si nécessaire. Dans cette fin, 1500 populations de maïs sont séchées puis stockées pour 40 ans en chambre froide sous enveloppes scellées. C’est une partie du patrimoine agricole de l’humanité.
En Isère, à 1730 mètres d’altitude, des chercheurs étudient la régénération des forêts, à savoir le remplacement des arbres morts par de jeunes plants. Ils observent une adaptation aux modifications du climat. Dans 100 ans, les forêts alpines seront-elles 1000 mètres plus haut qu’aujourd’hui ? Un facteur reste pour l’instant inconnu : le facteur humain.
Depuis l’antiquité, les abeilles fascinent l’homme : infatigables productrices de cire et de miel, et architectes hors pair, leurs performances dans le domaine de la pollinisation des cultures les rendent indispensables. Mais depuis plusieurs années, le déclin des abeilles inquiète les scientifiques du monde entier. La Chine a ainsi perdu 90 % de son cheptel ces deux dernières années...
En plein hiver, dans les forêts des montagnes enneigées de l’Oregon, un biologiste américain du Refuge National de la Faune Sauvage dirige une étonnante campagne d’étude sur les ours noirs. Il se met en quête des tanières des femelles en hibernation pour en extraire les oursons dans les tous premiers jours de leur existence et s’assurer de leur bonne santé.
La grande barrière de corail est située dans les profondeurs de l’océan Pacifique, au large des côtes australiennes. Elle représente la plus grande structure vivante au monde. Elle existe depuis 18 millions d’années et s’étend sur 350 000 km2. Mais cet ensemble unique inscrit au patrimoine de l’UNESCO est aujourd’hui menacé d’extinction et fond comme neige au soleil...
Pour recenser la population de requins soyeux dans l’archipel des Jardins de la Reine au sud de Cuba, une équipe de scientifiques cubains n’hésite pas à les attraper à main nue pour les marquer. Ils profitent ainsi d’une étonnante particularité de ce requin qui s’endort immédiatement lorsqu’on le saisit par la queue en appuyant sur un point précis.
Les bonobos sont les seuls singes à pouvoir marcher longtemps debout, ce qui leur donne une apparence proche de l’apparence humaine. Chez eux, le sexe permet d’apaiser tous les conflits. Chassés pour être mangés, vendus comme animaux de compagnie, les bonobos sont menacés. Claudine André se bat pour les sauver. Leur population a chuté de 100 000 dans les années 1980 à seulement 20 000 dans les années 2000.
La Galerie de Zoologie du Muséum national d'Histoire naturelle était fermée au public depuis 1965. Tourné au cours des travaux de sa rénovation (de 1991 à 1994), le film documentaire de Nicolas Philibert Un animal, des animaux raconte la métamorphose de ce lieu et la résurrection de ses étranges pensionnaires. Dans cet extrait, nous assistons à l’installation des animaux.
La Galerie de Zoologie du Muséum national d'Histoire naturelle était fermée au public depuis 1965. Tourné au cours des travaux de sa rénovation (de 1991 à 1994), le film documentaire de Nicolas Philibert Un animal, des animaux raconte la métamorphose de ce lieu et la résurrection de ses étranges pensionnaires. Dans cet extrait, nous assistons au travail de mise en scène de l’exposition.
La Galerie de Zoologie du Muséum national d'Histoire naturelle était fermée au public depuis 1965. Tourné au cours des travaux de sa rénovation (de 1991 à 1994), le film documentaire de Nicolas Philibert Un animal, des animaux raconte la métamorphose du lieu et la résurrection de ses étranges pensionnaires. Dans cet extrait, nous assistons au transfert d’un éléphant.
La Galerie de Zoologie du Muséum national d'Histoire naturelle était fermée au public depuis 1965. Tourné au cours des travaux de sa rénovation, le film de Nicolas Philibert Un animal, des animaux raconte la métamorphose du lieu et la résurrection de ses étranges pensionnaires. Dans cet extrait, nous assistons à la recherche de spécimens par l’équipe scientifique du Muséum.
La Galerie de Zoologie du Muséum national d'Histoire naturelle était fermée au public depuis 1965. Tourné au cours des travaux de sa rénovation, le film de Nicolas Philibert Un animal, des animaux raconte la métamorphose du lieu et la résurrection de ses étranges pensionnaires. Dans cet extrait, nous assistons à la restauration des animaux et aux réflexions de l’équipe scientifique sur leur présentation.
La Galerie de Zoologie du Muséum national d'Histoire naturelle était fermée au public depuis 1965, laissant à l'abandon des dizaines de milliers d'animaux naturalisés. Tourné au cours des travaux de sa rénovation (de 1991 à 1994), le film documentaire de Nicolas Philibert Un animal, des animaux raconte la métamorphose de ce lieu et la résurrection de ses étranges pensionnaires.
Le documentaire Les Ailes pourpres nous invite à suivre le destin hors du commun d'un bébé flamant du lac Natron. Depuis sa naissance jusqu'à son âge adulte, un incroyable périple l'attend, où le climat et les grands prédateurs sont autant d'obstacles qu'il faudra vaincre pour accomplir le cycle de la vie. Ce film sort dans les salles le 17 décembre 2008.
En 2004, la centrale hongroise de Pécs est passée du charbon à la biomasse et au gaz. La biomasse, ce sont tous les produits que l'on trouve à l'état naturel et qui peuvent brûler : bois, paille, etc. La centrale fournit eau chaude et électricité. Son bilan carbone est neutre car le CO2 émis est absorbée par les plantes. L'exploitation des forêts est maîtrisée et la forestation a augmenté.
Le delta du Danube est une réserve biosphère naturelle sans équivalent qui regroupe quelques 5400 espèces d’animaux et de végétaux. La population de poissons du delta a été divisée par deux entre 1993 et 2004 à cause de la pollution et des travaux d’endiguement. Sylvain Remetter, un alsacien installé à Périprava, sensibilise la population afin de préserver le site et développe également l’écotourisme.
Yann Arthus-Bertrand réalisa des photographies de mode chez les Papous : expérience riche en découvertes qui lui a néanmoins posé des problèmes d’éthique. Être photographe, c’est aussi être créatif. Yann Arthus Bertrand réalisa également des photographies à l’occasion du salon de l’agriculture. Curieusement, les animaux photographiés avec leur propriétaire sont beaucoup plus intéressants que pris seuls.
Pour Yann Arthus-Bertrand, « Être photographe, ce n’est pas faire des photos que pour toi, c’est aussi faire des photos pour les autres ». Le photographe revient sur le succès de l’exposition « La terre vue du ciel » rue de Médicis à Paris, qui fut visitée par plus de deux millions et demi de spectateurs, et qui a nécessité plus de 10 ans de travail.
Passionné par les requins depuis l’enfance, Rob Stewart est devenu biologiste et photographe sous-marin pour nager avec eux. Dans ce film, il décrypte le mystère de ces animaux et dénonce le mythe du requin mangeur d’hommes et les mafias asiatiques qui mettent ainsi en péril la chaîne alimentaire de tout l’écosystème marin.
Jean-Marie Pelt, écologiste, raconte les périodes de déforestation en Grèce, pendant l'antiquité, et en Espagne, du fait du pastoralisme nomade encouragé par les rois. La déforestation, en causant l'appauvrissement des sols, entraîne un déséquilibre alimentaire entre les régions agricoles et les autres. Enfin, il pense que le modèle français de répartition des productions agricoles devrait être exporté.
Pour Jean-Marie Pelt, botaniste et écologiste, est écologiste celui qui se préoccupe du sort du bébé qui naît aujourd'hui. En effet, faute de changement, il vivra les conséquences du réchauffement climatique, de la perturbation des écosystèmes, des océans sans poissons, de l'augmentation des cancers liés à l'utilisation de produits chimiques trop peu testés... Et ceci avant 2050.
La Terre a connu de grandes crises biologiques comme lors de la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d'années. Aujourd'hui, nous sommes dans la sixième crise d'extinction. Selon Hubert Reeves, astrophysicien, 20 à 30 % des espèces animales vont disparaître d'ici à 2050. L'homme est ici à la fois la cause et la potentielle victime, à moins qu'il n'agisse pour réduire la crise.
Les ours polaires se constituent des réserves de graisse dès le printemps, période pendant laquelle les jeunes phoques sevrés font figures des proies idéales. Malheureusement, le recul de la glace de mer, notamment en baie d'Hudson (Canada), dérègle les habitudes alimentaires de l'ursidé. D'années en années, il perd du poids et se reproduit de moins en moins. Un symbole du pôle Nord disparaît lentement...
Ian Sterling, spécialiste mondial de l'ours blanc, raconte l'adaptation de l'animal, d'abord brun et totalement terrestre, au milieu polaire. Aujourd'hui, toute sa vie dépend de la glace sur laquelle il évolue : il lui serait impossible de se déplacer en son absence et ne saurait se nourrir si elle était amenée à disparaître entièrement comme le craignent tous les spécialistes.
Le pôle Sud est un continent grand comme 26 fois la France, entouré d'un océan glacial le préservant, pour le moment, du phénomène du réchauffement climatique. À l'inverse, le pôle Nord, océan entouré de continents, est davantage sujet au réchauffement de notre planète. Alors que le pôle Sud n'est qu'un désert glacial, la vie, végétale puis animale, s'est installée au pôle Nord il y a 10 000 ans environ.
Jean-Louis Etienne, explorateur, rappelle que le pôle Nord est peuplé de nombreux animaux. Au fil des siècles, ceux-ci ont su s'adapter aux contraintes climatiques extrêmes de cette région. Ils sont actuellement menacés par le réchauffement climatique et ses effets rapides comme le dégel du permafrost ou la fonte de la banquise. Ces espèces ne pourront peut-être pas évoluer assez vite.
Le phytoplancton, le plancton végétal qui va nourrir le zooplancton, est à la base de la chaîne alimentaire. On le trouve sur le littoral car il a besoin de lumière et de nutriments minéraux. Les poissons vont donc se reproduire dans les estuaires, à proximité du garde-manger. Mais le plancton y est menacé par les pratiques d'épandage anarchiques des agriculteurs.
Depuis quelques années, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER) teste un nouveau type de filets « responsables ». Leur conception permet de laisser échapper les langoustines ou les poissons trop petits, et ainsi de préserver les ressources poissonnières.
À Marseille, la forte croissance démographique augmente la pollution. Et dans cette région où l'eau est plus rare qu'ailleurs, les feux de forêt font malheureusement trop parler d'eux. Le risque est grand pour Marseille, entourée de forêts et de garrigues. C'est pourquoi le département des Bouches-du-Rhône a mis en place un important dispositif de prévention des feux de forêt.
En Guyane, le mercure rejeté par les orpailleurs se retrouve dans l'eau des fleuves, et particulièrement dans la rivière Sinnamary, au niveau du barrage de Petit-Saut. Les populations sont contaminées par les poissons qu'ils y pêchent. Même si le mercure a été interdit et que l'exploitation légale des mines d'or se fait sans mercure, les clandestins continuent de circuler au vu de tous.
Lors d'une réunion de la MONUC (Mission d'Observation des Nations Unies au Congo) dans un village congolais, la parole des femmes se libère. Elles mettent en cause les militaires, qui rançonnent et protègent les pêcheurs illégaux. Un représentant de la MONUC est arrêté par les militaires, puis libéré. Depuis lors, la pêche illégale diminue mais le massacre des hippopotames continue.
Sur le lac Édouard, la pêche illégale est un véritable fléau. Des habitants témoignent également de la corruption qui règne dans la région, les pêcheurs illégaux étant rançonnés par les militaires et par les miliciens. Les pêcheurs légaux témoignent quant-à eux de leur amertume devant le représentant local de la MONUC (Mission d'Observation des Nations Unies au Congo) et demandent des sanctions.
Il y a vingt ans, le lac Édouard comptait la plus large population d'hippopotames au monde. Aujourd'hui, il y en a moins de mille : ces animaux sont en voie d'extinction. C'est tout l'écosystème qui est menacé : la disparition des hippopotames a des conséquences sur la survie des poissons, et, indirectement, sur la survie des hommes.
Au Honduras, la forêt est menacée. A l'Est de la réserve de Rio Platano, la population a triplé, passant à 21 000 habitants en 10 ans, et a développé des plantations de palmiers à huile. De plus, l'exploitation anarchique du bois a entraîné la disparition de 37% des forêts en 15 ans. Les conséquences environnementales provoquent un exode de populations qui taillent dans la forêt de nouvelles parcelles.
Au Honduras, les indiens Misquitos doivent demander une autorisation avant de couper des arbres pour construire des maisons et des pirogues. Dans la réserve de Rio Platano, treize coopératives se partagent un quota de bois à couper par an. Mais cela n'empêche pas la coupe sauvage et le trafic de bois, notamment de l'acajou. Le ministère de la forêt n'a pas les moyens humains de lutter contre ce trafic.
Accompagnant leur mère dans tous ses déplacements et l'observant consciencieusement, les jeunes loutrons se préparent à la vie de loutre. À mesure qu'ils grandissent, ils s'éloignent d'elle et tentent de pêcher par eux-mêmes. Dans quelques temps, les loutrons devenus grands devront quitter le noyau familial et vagabonder à leur tour à la recherche de leur propre domaine vital.
La loutre était présente autrefois un peu partout en Europe. Elle a désormais déserté certains cours d'eau, trop dérangée par l'homme. Elle fait pourtant preuve d'étonnantes capacités d'adaptation en colonisant le milieu marin comme sur les côtes sauvages des îles Shetland, au nord de l'Ecosse, où elle profite de l'abondance des proies et de l'absence de gel pour vivre paisiblement.
En France, on distribue 570 sacs en plastique à chaque seconde. Quand ils finissent à la mer, ces sacs causent la mort de milliers de mammifères marins. Ils les prennent pour des méduses et s'étouffent en les avalant. Pour comprendre pourquoi les déchets flottent sur la mer, Quentin fabrique un dispositif avec de l'huile, un bol d'eau, du miel, une cuillère et un bocal.
Les eaux des lacs et des rivières sont polluées par l'agriculture, l'industrie et les eaux usées qui proviennent de nos habitations. Pour montrer comment la pollution est nocive pour les canards, Sabrina fabrique un dispositif avec un sac de congélation, du papier sulfurisé, une carafe d'eau, un saladier et du liquide vaisselle.
Il existe plusieurs solutions écologiques pour débarrasser son jardin des insectes nuisibles. Les mésanges, par exemple, se nourrissent d'insectes et elles adorent les chenilles. Lucile fabrique un nichoir à mésanges avec un emballage de lait, de la colle blanche, du gros scotch marron, des feuilles et un lacet. Puis elle installe le nichoir dans un arbre fruitier.
La femelle isard sait le danger que représente pour ses chevreaux un renard qui rôde. En effet, il arrive au renard de s'attaquer aux isards et, à plus forte raison, aux chevreaux, même s'il préfère s'en prendre en priorité aux bêtes affaiblies ou malades. C'est pourquoi, la femelle isard reste vigilante quand le prédateur se fait proche ; elle n'hésitera pas à lui infliger des coups de cornes si besoin !
L'isard a un comportement très affirmé sur son territoire. Son domaine vital, qu'il délimite par des bornes olfactives, s'étend sur une centaine d'hectares seulement. Son odorat extrêmement développé lui permet de détecter à l'avance la venue d'intrus et de réagir en conséquence. Quand il n'est pas dérangé, son existence paisible et solitaire se partage entre la recherche de nourriture et le repos.
Les femelles isards et leurs petits, les chevreaux, évoluent en groupe appelé « chevrée ». Plus nombreuses, les femelles se protégent mutuellement et veillent ainsi plus sereinement sur leur progéniture. À peine âgés de quelques jours, les chevreaux gambadent sur les pentes pyrénéennes, ce qui leur permet de se forger à la course à la montagne. À l'âge adulte, ce sera leur seule chance de survie !
La loutre part en chasse pour ravitailler sa famille. Tous ses organes sensitifs sont en éveil afin de localiser ses proies. Ses yeux s'adaptent automatiquement au milieu aquatique et sont aussi performants au contact de l'eau qu'au contact de l'air. Ses moustaches, appelées vibrisses, sont d'utiles auxiliaires pour détecter obstacles et poissons et affiner ainsi son plan d'attaque.
La société des cerfs est matriarcale. Plusieurs familles évoluent au sein de la harde sous l'autorité de la biche meneuse, celle sur qui repose l'entière quiétude de la colonie. La dépendance entre le faon et sa mère dure environ deux ans, une longue période nécessaire à l'apprentissage de la vie sociale. En la suivant, il apprend à se nourrir, à se protéger et à se méfier des dangers environnants.
À peine 20 minutes après avoir donné le jour à son faon, la biche l'incite à se dresser sur ses pattes. Compte tenu du poids du petit à la naissance, de 6 à 7 kilos, plusieurs tentatives sont nécessaires. Une fois debout, le faon se dirige instinctivement sous le ventre de sa mère à la recherche des tétines. La première tétée est le début d'une longue période d'allaitement qui durera environ 8 mois.
Le cerf dominant veille sur son troupeau de biches qu'on appelle la harde. Il doit sans cesse parcourir les limites de son territoire pour repousser les mâles rivaux qui tenteraient de s'en approcher. L'intimidation suffit souvent à les en dissuader. Dans le cas contraire, les deux mâles concernés s'engagent dans un combat bref, parfois violent, mais rarement mortel.
Dès la fin de l'hiver, et après 5 mois d'hibernation, les marmottes retrouvent enfin l'air libre des montagnes, passant du noir absolu du terrier au blanc éclatant du manteau neigeux. Très vite, la marmotte mâle a pour tâche de renouveler la litière usagée qui accueillera bientôt des petits marmottons. La femelle l'attend impatiemment. C'est que le couple de marmottes ne se sépare jamais !
L'hibernation est l'une des stratégies d'adaptation au froid les plus complexes du monde animal. Ce processus, de cinq mois environ, entraîne chez la marmotte d'importantes modifications du comportement et du métabolisme : température du corps : huit degrés - pouls : dix pulsations par minute - respiration : une par minute...sur le dos, en boule et dans le noir absolu, la marmotte vit au ralenti...
L'aigle royal représente un véritable danger pour les marmottes. Il est cependant rare qu'il parvienne à attraper une marmotte adulte. En effet, alertée par ses congénères de la présence du prédateur, elle saura se mettre à l'abri. En revanche, le marmotton, plus vulnérable, constitue une proie idéale pour le redoutable chasseur.