Les règles du commerce international font peser sur les petits producteurs marginalisés une pression de plus en plus forte contre laquelle ils n'ont pas les moyens de lutter. Le commerce équitable propose un nouveau modèle basé sur une relation plus équilibrée entre les différents partenaires commerciaux. Soutenu par les consommateurs, ce commerce garantit aux producteurs des pays en voie de développement l'achat de leurs marchandises à un prix " juste ", à l'abri des fluctuations du marché.
Le commerce équitable repose sur cinq principes fondamentaux :
A la fin des années 50, l'ONG anglaise Oxfam, Oxford committee for famine relief souhaite soutenir les populations locales des pays du Tiers Monde tout en préservant leur dignité et développe la vente des produits de leur artisanat pour leur assurer un revenu régulier.
Parallèlement, en 1959, SOS, une association caritative créée par de jeunes catholiques dans le sud des Pays Bas, importe par solidarité des produits du tiers-monde.
En 1964, lors de la première Conférence des Nations Unies pour le Commerce Et le Développement (CNUCED) à Genève, les pays du Sud insistent sur la nécessité d'échanges justes. Leur slogan, "Trade not aid", "du commerce, pas de l'assistance," marque les esprits.
Dans les années 80, l'ONG Solidaridad (action chrétienne pour l'Amérique Latine) de Hollande importe du café mexicain par une filière de commerce alternatif. Le succès de ce système est tel que les débouchés deviennent insuffisantes et les producteurs de café mexicains font cette demande en 1986 " Aidez-nous à vendre notre café sur le marché à bon prix ".
Le 15 novembre 1988, le premier café labellisé Max Havelaar est introduit sur le marché néerlandais par les voies de distribution classiques. Dès lors, le commerce équitable ne cesse de progresser.
Le commerce équitable vise deux objectifs principaux :