Eléonore Attali est chargée du réseau jeunes pour l'association Max Havelaar France.
Oui, 60 à 70% des demandes qui nous arrivent proviennent des milieux scolaires et étudiants, en particulier les élèves à partir de la terminale où ils abordent plus en détail les thèmes du commerce international. D'ailleurs, la " Semaine étudiante du commerce équitable " (la deuxième édition s'est déroulée du 13 au 19 mars 2006 NDLR) a été lancée pour permettre aux étudiants de s'investir car la quinzaine du commerce équitable en mai-juin tombe souvent pendant les périodes d'examens.
Les jeunes ont de plus en plus de mal à gérer l'injustice. Ils se sentent responsables du monde dans lequel ils vont grandir. Quand on leur apporte des solutions comme le commerce équitable, ils ont le sentiment de pouvoir changer les choses.
D'abord poser des questions, se renseigner. Nous avons également un réseau de 42 associations locales qui se déplacent pour faire des conférences dans les lycées, les collèges et les universités.
Ils peuvent inciter leur entourage et eux-mêmes à consommer équitable, sensibiliser leur école pour obtenir du café équitable dans les machines à café, ou participer à des évènements de sensibilisation comme la Semaine étudiante du commerce équitable.
Non pas de compétences particulières, il faut être bien renseigné, savoir de quoi l'on parle.
Les actions les plus efficaces sont les dégustations : petits-déjeuners, les repas, et goûters équitables. Les jeunes qui mangent ces produits tous les jours réalisent qu'ils ne se sont jamais posés la question de savoir d'où ils viennent, comment et par qui ils sont fabriqués.
Pour plus d'informations : info@maxhavelaarfrance.org ou rubrique "S'engager" sur le site de Max Havelaar.