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DISCOGRAPHIE |
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Algérie Aux sources du raï Cheikha Remitti Celle qui a posé les premiers jalons thématiques du raï n’a pas eu l’itinéraire d’un enfant gâté. Orpheline très tôt, elle s’est retrouvée dans la situation d’un sans-domicile-fixe, contrainte à errer et à dormir à la belle étoile ou de faire des ménages en échange d’un lit et d’une poignée de piécettes. Ce n’est que bien plus tard qu’elle intègre une troupe de musiciens avant de s’imposer comme la mamie la plus inspirée du raï. |
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Algérie Chants des Aurès Ali El Khencheli Tenu pour l’un des plus grands chanteurs des Aurès, Ali El Khencheli, bien que très âgé (il est né en 1914), se distingue par une incroyable puissance vocale. Accompagné par deux flûtes en roseau et des percussions, il perpétue une tradition berbère chaouïa qui ne tolère aucune "luxuriance" d’interprétation susceptible d’affaiblir une métrique confirmée et impose à l’artiste un dénuement de fioritures pour la mélodie. Le charme des chansons, tournant autour de la vie sociale et de l’état amoureux, réside dans leur sobriété et le tout est porté par la voix d’El Khencheli, tour à tour enjôleuse et mélancolique, jusqu’à frôler la douleur. |
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Le chaabi des grands
maîtres Amar El Achab A l'instar du tango argentin, du fado portugais porteur de la saudade, du flamenco exprimé entre rage et grâce ou du blues noir américain, le chaabi a jailli, au début du XXe siècle dans la basse casbah d'Alger, en écho à une conjonction d'éléments socioculturels, économiques et politiques. Inspiré de l'andalou dont il a adopté certaines structures mélodiques, il s'en écarte cependant au niveau thématique et rythmique tout en se distinguant par un phrasé et un ton particuliers. Les textes, fondés sur des proverbes d'hier et des maximes d'aujourd'hui, évoquent des situations proches du réel et des préoccupations du peuple, tandis que les instruments (mandole, banjo, piano…) indiquent des intentions modernistes. |
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Algérie Musique andalouse d’Alger Nassima A l’origine élevées au rang de pratique mystique, les noubas étaient l'apanage des élites intellectuelles. La nouba consiste en une suite de pièces vocales et instrumentales composées dans une même tonalité et sur un rythme qui va crescendo vers la danse, sur fond de poèmes dont la thématique principale est celle de l’amour. La nouba sika fait partie d’une tradition musicale nommée san‘a. Cette notion renvoie à une conception artisanale de la pratique musicale et constitue un patrimoine légué par des générations d’artisans-musiciens anonymes. Son répertoire est particulièrement prisé dans les villes d'Alger et de Tlemcen. Nassima est connue comme l’une des plus belles voix mezzo soprano algériennes dans les genres andalou et hawzi, ainsi que pour son travail de sauvegarde d’une tradition orale vivante depuis des siècles. |
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Algérie Chants sacrés du Sahara Ahallil de Gourara Le Gourara, situé à 1 200 km environ au sud d'Alger, compte une centaine d'oasis, peuplées de près de cinquante mille habitants. Timimoun est son chef-lieu. Trois ethnies se côtoient sur ce territoire : l'une d'origine soudanaise, l'autre d'origine arabe et celle des Zénètes. Ces derniers occupent la zone berbérophone, dans le centre et l'ouest de la région, et pratiquent l'ahallil. Ce genre s'exécute de préférence après la tombée du jour, quand les contraintes du soleil et du désert cèdent la place à la douceur de la nuit. Alors, un groupe d'hommes se réunit en plein air et forme un cercle au milieu duquel se tiennent un poète et chanteur soliste, un flûtiste, un joueur de gumbri, des percussionnistes : tambour, pierres et mains. Tous, épaule contre épaule, répètent en chœur, d'une voix grave, les complaintes aiguës du soliste, faites de suppliques ainsi que de quête de pardon et de grâce. |
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Te parler Cheb Khaldoun Cheb Khaldoun est de ces artistes de Raï actuels ayant un grand succès notamment auprès de la jeunesse algérienne. Avec une âme et un style authentique, son Raï côtoie les sonorités de la Salsa. Un nouveau talent à découvrir. |
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Musique kabyle De son vrai nom Bouchemlal Ouardia, elle est née le 9 janvier 1926 à Djaffa, en petite kabylie. Toute petite, elle chantonnait tout en gardant le troupeau familial et se découvre un joli filet vocal dès l’âge de 7 ans. La simple écoute d’un roulement de bendir la poussait à se précipiter sur le lieu de la fête. Mais, à l’époque, en Kabylie, comme dans bien d’autres sociétés imprégnées de "traditionalisme", si on appréciait les musiciens, on ne souhaitait pas pour autant en avoir dans sa famille. Chérifa très tôt orpheline de père et placée sous la tutelle de ses oncles après le remariage de sa mère, recevait des corrections sévères pour ses escapades répétées. A 18 ans, celle qui n’a jamais été scolarisée et a grandi pieds nus, décide de quitter sa région natale et de vivre sa vocation ailleurs. Dans le train qui la conduisait vers Alger, elle compose Bqa Wa ‘Ala Khir Ay Akbou (Akbou adieu), le titre qui sera sa renommée et qui demeure toujours aussi populaire. Dans les années 40, elle chante à la radio pour un cachet équivalent à 700 F (106,71 euros), une somme énorme à l’époque, et s’impose rapidement comme la reine du chant kabyle. Mais la rançon à payer est très élevée : ses oncles ne désespèrent pas de la tuer un de ces jours et elle est jugée indésirable dans le village qui l’a vu naître. Pendant des années, elle tourne un peu partout en Algérie et enregistre beaucoup de titres, soit de sa composition, soit puisés dans le patrimoine folklorique, tous des succès. Elle ne se souvient plus du nombre de chansons mais approximativement, elle en compose 600 à peu près de son répertoire. |
Pour en savoir plus :
Exposition itinérante de l'IMA, La
musique arabe dans tous ses éclats