Ce n’est qu’après plusieurs mois de conflit, lorsque les combattants
s’installent dans les tranchées d’une guerre de position, qu’une série
de mesures est adoptée.
Le travail féminin s’impose pour suppléer les ouvriers partis au front.
Celles que l’on appelle les "munitionnettes" travaillent dans les usines d’armement et exercent bien souvent pour la première fois une activité salariée qui se substitue à leur rôle traditionnel de mère au foyer.
• Par la suite, les Alliés utilisent également la main-d’œuvre indigène : la
France enrôle plus de 180 000 travailleurs venus d’Indochine et d’Afrique
du Nord, le Royaume-Uni environ 100 000 Chinois.
• Pour accroître la productivité, la durée quotidienne du travail est également allongée. Elle passe, par exemple, de 12 à 14 heures en
France.
• Le taylorisme, c’est-à-dire l’emploi d’une main-d’œuvre peu qualifiée effectuant des tâches simples et répétitives, se généralise dans les
usines européennes.