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Les pénuries s’installent au front, où
l’on manque parfois de munitions, comme dans les
villes, où le pain se fait rare.
Mal équipées, mal ravitaillées, mal
organisées, les troupes russes essuient d’importantes
défaites (Tannenberg, lacs Mazures). Au printemps
1917, l’armée se désagrège
et la situation dans les grandes villes, surtout Petrograd
(l’actuelle Saint-Pétersbourg), devient explosive.

23 février : d’importantes
manifestations ont lieu à Petrograd. Les participants
n’ont pas encore de revendications politiques. Ils
réclament seulement du pain.
24 février : des slogans plus
audacieux comme "A bas la guerre ! A bas le tsar
!" retentissent dans les cortèges. On compte
200 000 grévistes dans la capitale russe.
25-26 février : les grèves
se généralisent. La répression fait
environ 1 500 victimes. |
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