Sans parler de toutes sortes de digressions
élaborées sur la poésie, la littérature,
les couleurs, la lumière, les coutumes de ses concitoyens,
le zoroastrisme des persans, la sexualités des femmes
et des hommes, la position des noyés dans l’eau…
Textes et épîtres de ce type
fleurissent sous la plume d’ al-Jahiz :
Ainsi le « Kitàb al-bukhala », ou «
Livre des avares », qui traite de la générosité
des Arabes (par opposition aux non-arabes).
Ou bien « La supériorité des Noirs sur
les Blancs », ou l’épître, d’une
grande finesse, sur les esclaves-chanteuses.
A cette riche période culturelle, sous le mécénat
du calife al-Mamun, il sera mis fin par le calife al-Mutawakkil
en 851.
Al-Jahiz ne manquera pas alors de dénoncer le recul
intellectuel qu’entraînera l’abandon du
mu’tazilisme.
Combien de temps il vécut,
nous ne le savons pas, car il subsiste un doute sur l’année
de sa naissance. Sur la fin de sa vie, il fut affligé
d’une hémiplégie et rentra à
Basra.
Lui qui aimait tant les anecdotes et les bons mots épicés
de culture apprécierait certainement celle - non
vérifiée - qui concerne sa mort : il aurait
été étouffé par la chute des
innombrables livres de sa bibliothèque !