IBN SINA /AVICENNE
980-1037
Une tête bien pleine dans une tête bien faite.
« La médecine
est l’art de garder la santé et éventuellement
de guérir la maladie survenue dans le corps ».
Originaire de Afshana en Iran, il est élevé
à Boukhara, en Ouzbékistan actuel, par un
père préfet soucieux de lui donner une éducation
poussée et très éclectique.
Il fait preuve d’une intelligence, d’une indépendance
d’esprit et d’une mémoire exceptionnelles.
A 10 ans, possédant déjà le Coran et
les belles lettres, il se met à la philosophie :
la logique, puis il lit la « Géométrie
» d’Euclide, « l’Almageste »,
traité d’astronomie de Ptolémée
(traduit en Arabe au début du IXème siècle).
A 16 ans, ayant appris seul la médecine et les sciences
naturelles, il est devenu le maître des plus grands
docteurs de son temps.
Appelé au chevet de
l’émir du Khorassan gravement malade, il réussit,
seul parmi de nombreux médecins, à le guérir
: celui-ci lui ouvre l’accès à sa splendide
et riche bibliothèque. Là Avicenne lit tout
ce qui l’intéresse. A 18 ans, il maîtrise
toutes les sciences de son temps : désormais, il
doit progresser par sa seule expérience et son travail
: ce qu’il fera toute sa vie.
C’est un travailleur infatigable : il écrit
la nuit, à cheval, sous la tente, il rêve de
ses recherches : « chaque fois que je me trouvais
dans l’embarras,(…) j’allais à
la mosquée, priais,(…) puis me remettais à
lire et écrire. Chaque fois que le sommeil me dominait
(….) je buvais avec mesure une coupe de vin, attendant
le retour de mon énergie. »