Genèse de la Journée du Refus de l'Echec Scolaire : Des débuts jusqu'à la quatrième édition
Depuis 20 ans, l’Afev, lutte contre les inégalités éducatives en mobilisant des étudiants bénévoles en direction d’enfants et de jeunes en difficulté repérés par les équipes enseignantes dans les quartiers prioritaires. Chaque année, ce sont plus de 7000 étudiants qui s’engagent en accompagnant individuellement un enfant.En 2008, pour s’insurger devant le scandale que constitue la sortie sans diplôme d’environ 150 000 jeunes chaque année, l’Afev a souhaité organiser une « Journée du Refus de l’Echec Scolaire » pour attirer l’attention sur ces perdants de la massification scolaire : les jeunes en fragilité scolaire et sociale que l’Afev accompagne.
La journée fut donc lancée en 2008 par l’Afev en partenariat avec France 5 / Curiosphere.tv et Trajectoires-Reflex, un cabinet d’études qui réalisa pour la première année le Baromètre du rapport à l’école des enfants des quartiers populaires : une enquête exclusive auprès de 700 jeunes suivis par l’Afev conçue comme un véritable fil rouge de la journée.
L’événement parisien, d’envergure nationale, s’est tenu à La Bellevilloise et a rassemblé plus de 300 personnes. Les débats furent intégralement filmés par France 5 / Curiosphere.tv, retransmis en direct et mis en ligne sur le site de la journée porté par Curiosphere.tv.
Focalisée autour de la problématique du lien famille école, cette première édition connut une couverture presse inattendue. Dès lors que le Parisien, qui dévoila en exclusivité les résultats du baromètre, en fit sa une, la quasi-totalité des média télé et radio suivirent, faisant de cette première édition, quasi artisanale dans sa préparation, un succès médiatique au-delà de nos espérances.
La 2e Journée du Refus de l'Echec Scolaire bénéficia d’une couverture médiatique très importante renforcée notamment par un partenariat avec France Info venant compléter celui avec le Parisien : deux médias bénéficiant de l’exclusivité du Baromètre du rapport à l’Ecole des enfants des quartiers populaires.
L’édition 2010 de la « JRES » a également atteint un nouvel objectif : créer un réseau de villes partenaires. Une vingtaine de collectivités ont intégré notre réseau de villes partenaires de la JRES et se sont engagées à relayer et diffuser les informations concernant la journée, et, pour celles qui souhaitaient aller plus loin, à organiser et porter, en propre, des débats et des événements.
Autre nouveauté : afin de pérenniser cette journée, France 5, en partenariat avec les Cahiers Pédagogiques et l’Afev a élaboré un outil utile tout au long de l’année : le portail Internet de la lutte contre l’échec scolaire : Agir contre l’échec scolaire
L’écho extrêmement important rencontré par la journée a été prolongé par l’Appel à la suppression des notes à l’école élémentaire publié en novembre 2010 en partenariat avec le Nouvel Observateur. Cet appel a regroupé une vingtaine de signatures de hautes personnalités (entre autres : Daniel Pennac, Michel Rocard, Axel Kahn, Richard Descoings) ce qui a permis d’ériger le débat au rang de véritable débat national. Il a également reçu le soutien de plus de 10 000 signataires.
L’un des signataires, Boris Cyrulnik, a accepté d’être parrain de la nouvelle édition. Nous souhaitons poursuivre notre travail autour de la question des souffrances scolaires en nous intéressant cette fois plus spécifiquement à la pression autour de la réussite scolaire et ses répercussions au sein de la sphère familiale.
Toutes les familles sont inquiètes pour la réussite scolaire de leurs enfants mais, nous le constatons à travers les témoignages des étudiants, pour les familles de milieu populaire, l'école est l'unique recours pour leurs enfants. L'angoisse scolaire y est donc particulièrement forte. Elle s'immisce au sein des foyers provoquant des tensions parfois extrêmes et, chez certains parents, un sentiment d'impuissance. La Journée du Refus de l'Echec Scolaire 2011 sera l'occasion d'entendre la parole de ces familles. Le Baromètre du rapport à l’Ecole des enfants des quartiers populaires sera complété d’une enquête exclusive Afev que nous mènerons auprès de 500 familles accompagnées par l’Afev.















