Claude Marguet, directeur de l'usine d'incinération Ocréal de Lunel-Viel, expose les normes de protection appliquées dans l'usine pour réduire les risques de pollution, notamment à l'égard des métaux lourds et de la dioxine. Mais malgré les filtres anti-pollution, le contrôle des rejets est délicat et contesté, car il dépend de la bonne combustion des déchets, hors ceux-ci sont rarement homogènes...

Daniel Richard est président de WWF France. Il conteste l'installation d'une usine d'incinération à Nîmes. L'usine doit être installée au milieu de terrains de sports, de jardins ouvriers et d'un camping, alors que la présence d'un incinérateur est incompatible avec ces activités. Daniel Richard évoque aussi les risques liés au rejet de déchets toxiques cancérigènes sur Nîmes et la Camargue.

« Nous sommes les locataires provisoires d'une planète magnifique mais fragile » nous dit Albert Jacquard, docteur en génétique et en biologie humaine. Il nous explique le concept de patrimoine commun de l'humanité et pourquoi notre responsabilité est cruciale pour préserver la planète. « Chaque fois qu'on détruit une richesse non renouvelable, on la vole à nos petits enfants. »

Pour Robert Coudray, poète ferrailleur, l'harmonie est dans le mouvement. Après avoir récupérer de nombreux objets, il a eu envie de les assembler dans des sculptures en mouvement perpétuel. Après avoir construit une maison mettant en valeur plusieurs des énergies renouvelables, il a créé un musée à Lizio, en Bretagne, où il expose ses oeuvres et sensibilise le public à l'écologie.

En Guyane, le Dr Medeb soigne les intoxications aigues au mercure chez les orpailleurs. Il précise que la fixation du mercure dans le cerveau est irréversible : c'est le syndrome de Minamata, syndrome qui entraîne des malformations et des handicaps lourds. Il porte le nom d'une baie du Japon où des milliers de personnes ont été contaminés entre 1932 et 1966 par une firme rejetant du mercure dans la mer.

50% de l'humanité vit près des côtes. La mer est une richesse pour se nourrir, pour les transports et pour le tourisme. Jean-François Minster, océanographe, souligne que la pollution des côtes entraîne celle des mers, affectant l'homme via l'alimentation. Il est indispensable de préserver les océans qui ne peuvent pas gérer les pollutions indéfiniment. Or presque toutes les côtes sont déjà dégradées.

À Marseille, la forte croissance démographique augmente la pollution. Et dans cette région où l'eau est plus rare qu'ailleurs, les feux de forêt font malheureusement trop parler d'eux. Le risque est grand pour Marseille, entourée de forêts et de garrigues. C'est pourquoi le département des Bouches-du-Rhône a mis en place un important dispositif de prévention des feux de forêt.

Pour Jean-Marie Pelt, botaniste et écologiste, est écologiste celui qui se préoccupe du sort du bébé qui naît aujourd'hui. En effet, faute de changement, il vivra les conséquences du réchauffement climatique, de la perturbation des écosystèmes, des océans sans poissons, de l'augmentation des cancers liés à l'utilisation de produits chimiques trop peu testés... Et ceci avant 2050.

Jean-Marie Pelt, botaniste, écologiste, met en avant deux modèles de réussite écologique. La ville de Curitiba, au Brésil, a un système incitatif de gestion des déchets et un système original de transports en commun. Le Bhoutan est un pays dont le roi a recherché avant tout l'équilibre entre l'homme, la nature et son environnement pour une recherche du bonheur.

Jean-Marie Pelt, écologiste, explique les enjeux de pouvoir liés aux O.G.M., vendus exclusivement par une dizaine de multinationales. De plus, il précise que les risques sanitaires sont peu évalués faute de test. Ainsi, des chercheurs ont organisé des recherches toxicologiques sur du maïs et du soja O.G.M. Seules deux longues études ont été réalisées dans le monde et leurs résultats sont plutôt inquiétants.
