La Terre a connu de grandes crises biologiques comme lors de la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d'années. Aujourd'hui, nous sommes dans la sixième crise d'extinction. Selon Hubert Reeves, astrophysicien, 20 à 30 % des espèces animales vont disparaître d'ici à 2050. L'homme est ici à la fois la cause et la potentielle victime, à moins qu'il n'agisse pour réduire la crise.

Jean-Louis Etienne, explorateur, se dit militant de la pédagogie et surtout de celle de l'environnement, comme domaine de l'éducation civique. Il veut « faire pousser des graines d'écologie ». Toutes ses expéditions ont un volet pédagogique avec des contacts et des travaux avec des classes via Internet, comme lors de la Mission Banquise. Il affirme qu'il est essentiel de sensibiliser la jeunesse.

Ivo Boscaril a entrepris, depuis 1987, la construction de petits avions biplaces fonctionnant à l'électricité. L’entreprise Pipistrel, où il travaille, est la première à fabriquer des avions « alternatifs » dans une usine écologique unique en Europe. Le premier avion de cette nouvelle génération vole déjà. Les batteries électriques permettent de voler à 2000 m d’altitude. L’avion a obtenu le prix de la NASA .

Depuis 25 ans, la Merkur bank, spécialisée dans les placements écologiques, intègre le développement durable en investissant l'argent de ses clients dans des projets liés à l'environnement, au social et au culturel. Avec 13 000 clients elle a cumulé un chiffre d’affaire de 150 000 million d’euros. Les investissements plus chers sur le court terme sont devenus rentables sur le long terme.

En 2008, 7 milliards de sacs plastiques ont été distribués. Leur décomposition interviendra au bout de 400 ans. Une entreprise italienne Novamont a mis au point une technique pour récupérer l’amidon du maïs, un polymère naturel, et en faire du bioplastique. Ce matériau a des propriétés révolutionnaires : il met 30 jours à disparaître. Différents produits peuvent être fabriqués : couches de bébé, pot de yaourt…

Sur l’île d’Oléron, l’association « Roule ma frite » organise la récupération et le filtrage des huiles de friture des restaurants puis recycle l’huile en carburant pour les véhicules diesel. L’infrastructure est légère : un véhicule pour la récupération de l’huile, une station de filtrage, des conseillers techniques pour l’adaptation des moteurs, un entrepôt de distribution pour la vente aux particuliers.

Pour améliorer son impact environnemental, une chaîne d’hôtel a choisi de « faire partie de la solution plutôt que du problème ». Elle a adopté des solutions pour rendre le développement durable design et joyeux. Les initiatives écologiques sont nombreuses : clé en bois, poubelles à tri sélectif, ampoules basse consommation, nettoyage à la vapeur et les déchets alimentaires vendus et transformés en biogaz.

Jérémy Legget a créé son entreprise de panneaux solaires en 1998 après avoir constaté la détérioration des fonds marins suite au réchauffement planétaire. Sa société s’est démarquée en intégrant l’esthétisme à la fonction utilitaire mais il constate que les mentalités sont dures à changer. Pour lui, l’éducation est la clef et, à ce titre, il fournit des kits informatifs aux écoles pour sensibiliser les enfants.

La filière éolienne a une place prépondérante au Danemark : 30 000 personnes travaillent dans ce secteur. Situé à environ 10 km de la côte, le parc éolien gigantesque de Nykoebing profite d'une vitesse de vent moyenne de 8 à 8,5 m/s toute l'année ce qui permet la production de deux fois plus d'énergie que sur terre. Sans impact sur l'écosystème, le parc a été rentable au bout de 8 ans.

En 2004, la centrale hongroise de Pécs est passée du charbon à la biomasse et au gaz. La biomasse, ce sont tous les produits que l'on trouve à l'état naturel et qui peuvent brûler : bois, paille, etc. La centrale fournit eau chaude et électricité. Son bilan carbone est neutre car le CO2 émis est absorbée par les plantes. L'exploitation des forêts est maîtrisée et la forestation a augmenté.
