Azélie est l’une des 7500 étudiants bénévoles de l’AFEV qui ont choisi d’aider un élève en difficulté deux heures par semaine. Elle évoque ses motivations, ses méthodes et ce que lui apporte cet engagement sur le plan humain. Cet engagement lui permet en effet de nouer avec l’enfant des liens qui vont au-delà du simple soutien scolaire, des liens aussi enrichissants pour lui que pour elle.

Depuis 20 ans, les différents plans qui se sont succédé pour réduire l’échec scolaire n’ont pas suffit. Des associations ont vu le jour pour palier à certaines carences institutionnelles ou familiales, à l’image de l’AFEV, réseau d’étudiants bénévoles qui assure un soutien scolaire individualisé dans certains quartiers défavorisés. La déléguée territoriale de l’AFEV pour Aix et Marseille témoigne.

Nous suivons ici Catherine, psychologue scolaire, dans son travail quotidien dans une école. Elle rencontre le plus souvent des élèves en difficulté et doit comprendre ce que cachent les problèmes d’apprentissage. Elle pose un diagnostic mais elle ne fait pas de suivi thérapeutique. Elle propose des solutions de prise en charge à l’extérieur de l’école ou au sien de l’école avec des enseignants spécialisés.

Un collège de ZEP reclassé « Ambition réussite » a mis en place un Programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) pour quarante élèves en difficulté. Pendant une heure, quatre jours par semaine, ces élèves, répartis en petits groupes, se voient proposés des exercices différents de ceux proposés à la classe entière. L'efficacité de ce soutien scolaire personnalisé est incontestable.

Les coachs font leur apparition dans le monde scolaire. Une ancienne conseillère principale d'éducation a passé le pas et aide les enfants à analyser points forts et points faibles, à comprendre l'école de l'intérieur et à cibler les stratégies les mieux adaptées à leurs problèmes. Le but n'est pas de pallier un manque mais plutôt de doper l'existant en déterminant rapidement la bonne direction.

À destination des élèves décrocheurs, le dispositif « Assure ta rentrée » a pour objectif d’en réduire le nombre de moitié. Il prévoit d’accompagner ces élèves dans leur retour à l’apprentissage. Il s’agit de lutter contre l’absentéisme mais également de les orienter et de les encourager. Une élève témoigne de sa motivation au sein d’un Cycle d’Insertion Professionnelle par Alternance (CIPPA).

Chaque année, dans l'académie de Montpellier, 2500 élèves de 16 ans se retrouvent en situation de décrochage scolaire. La mission générale d’insertion de l’Éducation nationale encadre plus d’une centaine d’adolescents dans cinq lycées de l’académie. Pour prévenir le décrochage scolaire, elle tente, en plus des cours de maths ou de langues, de les remobiliser autour d’un projet.

André est dysphasique et a connu l’échec scolaire toute son enfance. Une auxiliaire de vie scolaire aurait pu l’aider en classe mais les moyens ont manqué. Il a été déscolarisé pendant un an. Il a retrouvé le chemin de l'école grâce au programme de réussite éducative qui suit vingt élèves à Meyzieu et grâce au soutien de l’AFEV, une association d’étudiants bénévoles qui lutte contre l’échec scolaire.

Le 23 septembre 2009, une journée de débats fut organisée dans le cadre de la deuxième Journée du refus de l’échec scolaire organisée par l’AFEV et Curiosphere.tv. Cette deuxième édition était consacrée à la question de l’entrée au collège. Eunice Mangado-Lunetta présente ici les effets des actions d’accompagnement individualisé de l’AFEV, du point de vue des parents, des enfants et des accompagnateurs.

Le 23 septembre 2009, une journée de débats fut organisée dans le cadre de la deuxième Journée du refus de l’échec scolaire organisée par l’AFEV et Curiosphere.tv. Cette deuxième édition était consacrée à la question de l’entrée au collège. Eunice Mangado-Lunetta présente ici l’action d’accompagnement menée par les étudiants bénévoles de l’AFEV auprès des élèves en difficulté.
