Philippe Meirieu, professeur en sciences de l’éducation, énonce les trois axes de l’acte pédagogique : 1°) mobiliser les élèves : il s’agit de leur permettre de s’engager dans un apprentissage en stimulant leur intelligence et leur curiosité. 2°) structurer les savoirs, c’est-à-dire organiser et formaliser ce qui a été découvert. 3°) accompagner individuellement les parcours.

Philippe Meirieu met en évidence l'intérêt de la transmission des connaissances fondamentales (comme les tables de multiplication ou les règles de grammaire) dès lors qu'elles sont reliées à un contexte susceptible de leur donner du sens. Selon lui, les vrais fondamentaux sont ceux qui simultanément donnent les outils mais aussi le sens, sont autant des fondements que des fondations.

Pour Philippe Meirieu, le pédagogue est un chercheur car il est dans une posture qui n’est pas dogmatique par rapport au savoir. En renouvelant en permanence son regard sur ses savoirs, cela lui permet de les transmettre à ses élèves avec efficacité en tenant compte de leurs capacités et de leur manière d'apprendre. C’est ce que Philippe Meirieu nomme la « différenciation pédagogique ».

Philippe Meirieu, professeur en sciences de l’éducation, se déclare un fervent défenseur de la laïcité. Pour lui, l'école est le creuset d'une laïcité qui est la condition de la démocratie par la lutte contre toutes les formes d’emprises, qu’elles soient religieuses, commerciales ou médiatiques. « La laïcité, c’est penser par soi-même et être capable d’avoir un regard critique sur les choses... »

La pédagogie n’a pas bonne presse de nos jours. Philippe Meirieu interprète cela par la tentation collective de régler les problèmes par la répression plutôt que par l’éducation. Les enfants et les adolescents commencent en effet à développer des comportements préoccupants. Mais Philippe Meirieu fait l’hypothèse que cette crise peut devenir l’occasion de découvrir l’urgence de la pédagogie...

Professeur en sciences de l'éducation, Philippe Meirieu s'intéresse à l'expression centenaire reprise par Lionel Jospin lorsqu’il était ministre de l’Education nationale : « mettre l'élève au cœur du système ». Cette formule exprime l'idée suivante : maintenant que la démocratisation scolaire est largement réussie, il convient d'accompagner les élèves au plus près de leurs besoins.

Professeur en sciences de l'éducation, Philippe Meirieu souligne l'influence que peuvent avoir les dispositifs de transmission d'un savoir sur les mentalités des élèves. Enseigner les mathématiques de manière individualiste en organisant la rivalité n’est pas la même chose qu’enseigner les mathématiques en organisant la coopération et en encourageant les élèves qui ont compris à expliquer aux autres.

Selon Philippe Meirieu, la pédagogie se fonde sur deux postulats. Le premier est le postulat de l’universalité de l’éducabilité, selon lequel nous n’avons pas le droit de désespérer de quiconque. Le second postulat est le postulat de la liberté : nous devons postuler que c’est la liberté des sujets qui leur permet d’apprendre et de grandir et que nous ne pouvons rien faire pour eux qui ne se fasse sans eux.

Professeur en sciences de l'éducation, Philippe Meirieu affirme l'importance de la formation de l'enseignant et décrit les différents paramètres dont il doit aujourd'hui tenir compte pour mettre en place des situations d'apprentissage pertinentes.

Edith Grasset est directrice de l'école d'application des Ovides. Cette école participe à la formation des enseignants. Chaque membre de l'équipe pédagogique est aussi maître formateur. Edith, déchargée de classe, s'occupe de la formation initiale des directeurs d'école et participe à la formation des stagiaires de l'IUFM. Cette directrice dynamique est toujours à l'écoute de son équipe et des parents.
