Le pôle Sud est un continent grand comme 26 fois la France, entouré d'un océan glacial le préservant, pour le moment, du phénomène du réchauffement climatique. À l'inverse, le pôle Nord, océan entouré de continents, est davantage sujet au réchauffement de notre planète. Alors que le pôle Sud n'est qu'un désert glacial, la vie, végétale puis animale, s'est installée au pôle Nord il y a 10 000 ans environ.

Les fosses dites « océaniques » sont les fosses marines le plus profondes du globe (près de 11 000 mètres de profondeur). Longtemps, on s'est demandé si ces fosses étaient azoïques, autrement dit dénuées de vie animale. Nous savons aujourd'hui qu'il existe un véritable écosystème dans lequel évoluent de nombreuses espèces animales qui se sont adaptées aux conditions extrêmes de ce milieu abyssal.

La loutre part en chasse pour ravitailler sa famille. Tous ses organes sensitifs sont en éveil afin de localiser ses proies. Ses yeux s'adaptent automatiquement au milieu aquatique et sont aussi performants au contact de l'eau qu'au contact de l'air. Ses moustaches, appelées vibrisses, sont d'utiles auxiliaires pour détecter obstacles et poissons et affiner ainsi son plan d'attaque.

La loutre était présente autrefois un peu partout en Europe. Elle a désormais déserté certains cours d'eau, trop dérangée par l'homme. Elle fait pourtant preuve d'étonnantes capacités d'adaptation en colonisant le milieu marin comme sur les côtes sauvages des îles Shetland, au nord de l'Ecosse, où elle profite de l'abondance des proies et de l'absence de gel pour vivre paisiblement.

Accompagnant leur mère dans tous ses déplacements et l'observant consciencieusement, les jeunes loutrons se préparent à la vie de loutre. À mesure qu'ils grandissent, ils s'éloignent d'elle et tentent de pêcher par eux-mêmes. Dans quelques temps, les loutrons devenus grands devront quitter le noyau familial et vagabonder à leur tour à la recherche de leur propre domaine vital.

L'aigle royal représente un véritable danger pour les marmottes. Il est cependant rare qu'il parvienne à attraper une marmotte adulte. En effet, alertée par ses congénères de la présence du prédateur, elle saura se mettre à l'abri. En revanche, le marmotton, plus vulnérable, constitue une proie idéale pour le redoutable chasseur.

L'hibernation est l'une des stratégies d'adaptation au froid les plus complexes du monde animal. Ce processus, de cinq mois environ, entraîne chez la marmotte d'importantes modifications du comportement et du métabolisme : température du corps : huit degrés - pouls : dix pulsations par minute - respiration : une par minute...sur le dos, en boule et dans le noir absolu, la marmotte vit au ralenti...

Dès la fin de l'hiver, et après 5 mois d'hibernation, les marmottes retrouvent enfin l'air libre des montagnes, passant du noir absolu du terrier au blanc éclatant du manteau neigeux. Très vite, la marmotte mâle a pour tâche de renouveler la litière usagée qui accueillera bientôt des petits marmottons. La femelle l'attend impatiemment. C'est que le couple de marmottes ne se sépare jamais !

Le cerf dominant veille sur son troupeau de biches qu'on appelle la harde. Il doit sans cesse parcourir les limites de son territoire pour repousser les mâles rivaux qui tenteraient de s'en approcher. L'intimidation suffit souvent à les en dissuader. Dans le cas contraire, les deux mâles concernés s'engagent dans un combat bref, parfois violent, mais rarement mortel.

À peine 20 minutes après avoir donné le jour à son faon, la biche l'incite à se dresser sur ses pattes. Compte tenu du poids du petit à la naissance, de 6 à 7 kilos, plusieurs tentatives sont nécessaires. Une fois debout, le faon se dirige instinctivement sous le ventre de sa mère à la recherche des tétines. La première tétée est le début d'une longue période d'allaitement qui durera environ 8 mois.
