Anne-Laure, une adolescente séropositive, organise avec ses amis une exposition en plein air pour sensibiliser les jeunes aux discriminations dont sont victimes les personnes malades du virus du sida. La jeune-fille parle de sa vie avec le sida, cherche à faire tomber les préjugés qui la blessent, échange avec ses amis sur les moyens les plus efficaces d'informer les jeunes.

L’entrée au collège coïncide avec l’entrée dans l’adolescence. Dans le monde scolaire français, les professeurs s’adressent à des élèves et non à des adolescents. Pourtant, le collège est avant tout, pour ces jeunes, un endroit où l’on vit des histoires d’amour, d’amitié. Dans ce contexte, il est difficile pour le collège de rester un lieu sanctuarisé où les problèmes personnels et sociaux restent à la porte.

La 6e représente pour chaque élève une étape à franchir : l’enfant redevient le plus petit de l’établissement ; l’élève doit apprendre à gérer une grande liberté dans un nouvel espace ; les programmes scolaires deviennent beaucoup plus présents et les multiples professeurs ne répètent plus indéfiniment comme en primaire. Cela génère, de fait, chez certains enfants des difficultés parfois insurmontables.

En France, depuis le 19e siècle, le collège a été pensé comme un système situé entre l’école élémentaire, vue comme l’école du « peuple » et le lycée, réservé à la « bourgeoisie ». En 1975, la loi Haby crée le collège unique, passage obligé pour tous les enfants de la 6e à la 3e. Mais les programmes et les techniques pédagogiques n’ont pas été adaptés aux besoins et aux différences des élèves.

Pour François Dubet, le collège n’est ni la panacée ni la catastrophe. Toutefois, il reconnaît que le collège unique ne satisfait personne. Le sociologue nous fait plusieurs propositions : garder les élèves ensemble jusqu’à la fin de l’école obligatoire, déterminer une culture commune autre que celle de la filière générale, faire des collèges un endroit « accueillant », transmettre le savoir mais aussi le savoir-vivre avec autrui.

Nous retrouvons ici Assa, Simon, Alain, Raphaëlle, Garance et les autres, élèves, professeurs, membres du personnel administratif ou parents d’élèves du collège Yvonne Le Tac. Nous les avons déjà rencontrés dans les autres vidéos de notre série Les Années collège. Cette fois ils abordent la question de l’orientation et nous exposent leur perception de l’avenir...

Nous retrouvons ici Assa, Simon, Alain, Raphaëlle, Garance et les autres, élèves, professeurs, membres du personnel administratif ou parents d’élèves du collège Yvonne Le Tac. Nous les avons déjà rencontrés dans les autres vidéos de notre série Les Années collège. Cette fois ils nous donnent leur sentiment sur les années charnières de l’adolescence.

Anne-Laure, une adolescente séropositive, intervient devant un groupe de collégiens pour témoigner, informer et prévenir. Elle instaure un dialogue authentique avec les élèves, sans tabou. C'est un moyen pour elle de sensibiliser les jeunes de son âge, de les mettre en garde contre les préjugés, et de favoriser le respect à l'égard des personnes séropositives.

Le film de Philippe Troyon Quelle classe, ma classe ! illustre une expérience pédagogique du collège Pierre Sémard de Bobigny, mêlant théâtre, cinéma, littérature et voyage. Il est disponible en coffret DVD avec le livre Jusqu'aux rives du monde de Joseph Rossetto. Le présent extrait est issu de L’Adolescent et la vraie vie, bonus du DVD dans lequel Joseph Rossetto reçoit Philippe Lacadée, psychanalyste.

Le film de Philippe Troyon Quelle classe, ma classe ! illustre une expérience pédagogique du collège Pierre Sémard de Bobigny, mêlant théâtre, cinéma, littérature et voyage. Il est disponible en coffret DVD avec le livre Jusqu'aux rives du monde de Joseph Rossetto. Le présent extrait est issu de L’Adolescent et la vraie vie, bonus du DVD dans lequel Joseph Rossetto reçoit Philippe Lacadée, psychanalyste.
