Yves Levy explique que le virus du sida est passé du singe à l'homme, et qu'au cours de ce passage, il est devenu « pathogène », c'est-à-dire pouvant entraîner une maladie. On a observé le même phénomène avec la grippe du poulet et le prion. On trouve des traces du sida chez l'homme dès les années 1950, mais c'est la diffusion de masse par les relations sexuelles qui explique l'épidémie des années 1980.

Selon le Professeur Yves Levy, il est totalement faux que le sida ne touche que les « populations à risque », les homosexuels et les toxicomanes. La preuve : les femmes représentent désormais 50% des personnes infectées. Tout le monde doit se protéger. La seule protection efficace est le préservatif, encore trop cher pour les adolescents qui restent les plus menacés.

Yves Levy explique que les trithérapies tiennent leur nom du fait que le traitement initial consistait en l'association de trois médicaments. Les trithérapies ont diminué le risque de mortalité, mais ces traitements lourds peuvent déclencher d'autres pathologies (diabète, infarctus...) et le virus peut devenir résistant aux médicaments. De plus, on manque de recul pour évaluer le long terme.

Pour Yves Levy, le vaccin préventif contre le VIH n'est pas à portée de main. Même si les chercheurs ont repéré ce qu'ils appellent des « candidats vaccins », la recherche est extrêmement difficile. En revanche, on a fait davantage de progrès sur le chemin d'un « vaccin thérapeutique » susceptible de renforcer les défenses des personnes déjà infectées.

Selon Yves Levy, dans les pays du sud, moins de 10% des personnes infectées par le sida ont accès aux soins. Le traitement pour éviter à une femme de transmettre la maladie à son bébé ne coûte pourtant qu'un dollar. L'accès aux génériques est encore trop réduit. Les obstacles sont d'abord politiques : les gouvernements des pays industrialisés n'ont pas d'action décisive alors qu'ils en ont les moyens.

Selon Norbert Gualde, les épidémies ne sont pas réservées aux pays pauvres. La diffusion du sida a été nord-américaine. Cette menace des pays riches les incite à faire des recherches. Mais contrairement au virus ébola, le sida peut ne pas provoquer de symptômes, ce qui facilite sa diffusion. Et la mondialisation multiplie les risques de contaminations inattendues, comme celle que l'on a connu avec le SRAS.

La répercussion de la séropositivité sur la vie quotidienne des malades est la même aujourd'hui qu'en 1986. Être séropositif, s'est voir sa vie bouleversée au quotidien par la prise de très nombreux médicaments et par la gestion des effets secondaires tels la diarrhée, le diabète ou les maladies cardiovasculaires.

Dans ce documentaire tourné au Malawi, pays africain de 12 millions d’habitants, le réalisateur Nathan Rissman donne la parole à des enfants privés de leurs parents, décimés par le sida. La vie économique de ce pays est quasi inexistante et les enfants, orphelins, sont désespérés avec un futur incertain, des problèmes de nourriture quotidiens et des rituels ancestraux et pesants à gérer. Le film est sorti en salle le 25 mars..

Dans ce documentaire tourné au Malawi, pays africain de 12 millions d’habitants, le réalisateur Nathan Rissman donne la parole à des enfants privés de leurs parents, décimés par le sida. La vie économique de ce pays est quasi inexistante et les enfants, orphelins, sont désespérés avec un futur incertain, des problèmes de nourriture quotidiens et des rituels ancestraux et pesants à gérer. Le film sort en salle le 25 avril.

Avec le sida, l’information et l’éducation à la sexualité se sont imposées en milieu scolaire dans les années 1980. Pour l’Éducation Nationale, l’objectif est de faire connaître et comprendre les différentes dimensions de la sexualité. De l’école primaire au lycée, connaissances scientifiques et informations objectives doivent circuler sans tabou et sans gêne.
