Avec Elle s’appelle Sabine, Sandrine Bonnaire réalise un portrait sensible de sa sœur autiste et dénonce les défaillances des structures de soins spécialisées. Dans le présent extrait, Sandrine Bonnaire s’entretient avec sa sœur qu’elle visite à l’institut spécialisé dans lequel celle-ci vit depuis qu’elle a quitté l’hôpital psychiatrique où elle a effectué un passage tragique de cinq longues années.

Mohammed est sourd profond. Il suit actuellement une formation en pâtisserie à l’Institut Gustave Baguer. Il doit passer son C.A.P. l’année prochaine. L’enseignement, partagé entre enseignement pratique et enseignement général, se fait sur trois ans au lieu de deux dans un établissement dit classique. Jeune homme épanoui, il voit l’avenir avec confiance.

Une classe du centre spécialisé pour déficients auditifs d’Albi découvre son emploi du temps. Les cours enseignés sont ceux de l’Education nationale auxquels s’ajoutent des enseignements spécifiques pour leur permettre de devenir bilingues. L’ensemble des disciplines scolaires sont enseignées par le biais de la langue des signes mais la base de l’enseignement est l’apprentissage du français écrit, principalement.

Mohamed Jeddi a 21 ans et est aveugle. Il est scolarisé en Premiere S au lycée Bascan, un lycée ordinaire de Rambouillet. Nous rencontrons Isabelle Allary-Jean, Proviseure adjointe du lycée, et Isabelle Spartatis, enseignante spécialisée dans l’Unité Pédagogique d’Intégration du lycée, dont le travail auprès de Mohamed est de lui rendre accessible tout ce qui est support écrit.

Julie Andrieu, fillette d’une dizaine d’années originaire de l’Ariège, était porte-parole des malades pour le Téléthon 2007. Dans la présente vidéo, Julie joue à la maitresse d'école avec sa petite sœur en lui faisant un cours sur la génétique pour lui faire comprendre sa maladie, l’amyotrophie spinale. Elle lui explique également où en est la recherche pour soigner les maladies génétiques.

Julie était porte-parole des malades pour le Téléthon 2007. Elle nous parle de sa maladie : « Ce que je n’aime pas avec ma maladie, c’est de ne pas pouvoir marcher mais aussi le regard des gens. Parce qu’on est des gens normaux. C’est juste nos jambes qui ne sont pas les mêmes. » Elle nous parle également de la recherche : « Grâce au Téléthon, maintenant il y a des essais sur ma maladie. »

Enfant, Nathalie Marzankosky voulait être enseignante. Elle n'avait cependant pas imaginé devenir institutrice dans l'enseignement spécialisé. En charge d'élèves handicapés âgés de 14 à 20 ans, elle a pour objectif de leur apprendre à être le plus autonome possible. Nathalie apprécie la proximité, le suivi des élèves et par-dessus tout le travail en équipe, fortement encouragé à l'IME.

Rodrigue, enfant autiste, est en classe de CP et prépare son passage au CE1. Il est l'exemple des résultats de la méthode A.B.A., peu connue en France. Cette méthode nécessite un travail constant des parents et d'équipes éducatives, comme au sein de la nouvelle structure éducative Futuroschool. C'est un travail quotidien d'éveil et d'apprentissage pour l'enfant.

S'il s'est autorisé des gestes extravagants en public, de Gaulle était, selon Jean Lacouture, un homme très ordinaire dans le privé. Il était très strict avec l'argent public et payait même ses notes d'électricité à l'Elysée. Enfin, cet homme doué pour le cynisme et le machiavélisme a dû surmonter l'épreuve du profond handicap de sa fille, qu'il dorlotait et à qui il chantait des chansons.

En écrivant le film Sourds et malentendus, Sandrine Herman a choisi de raconter son histoire avec la volonté de nous faire partager sa vision du monde avec un regard de l’intérieur. Dans le présent extrait, seule sourde à l’école au milieu d’enfants entendants, Sandrine perd pied peu à peu et s’enferme dans sa bulle. Elle vit la pose d’appareils auditifs comme une intrusion physique violente.
