Philippe Meirieu met en évidence l'intérêt de la transmission des connaissances fondamentales (comme les tables de multiplication ou les règles de grammaire) dès lors qu'elles sont reliées à un contexte susceptible de leur donner du sens. Selon lui, les vrais fondamentaux sont ceux qui simultanément donnent les outils mais aussi le sens, sont autant des fondements que des fondations.

Nous découvrons ici la pédagogie à la suédoise. Jusqu’à l’âge de 14 ans, les petits suédois n’ont ni note ni classement. Il n’y a pas non plus de baccalauréat mais un contrôle continu. Mais selon la directrice de l’école Franska Skolan de Stockholm, établissement qui met l’accent sur la culture française, les enfants suédois ne seraient pas toujours au niveau de leurs camarades européens, surtout en maths.

En ce référant à l’exemple d’un enfant agité qui n’arrive pas à rester à sa table, Michel Amram, cofondateur de l'école de la Neuville, explique comment il faut, d’après lui, utiliser les particularités des individus pour enrichir le milieu au lieu de l’appauvrir par l’uniformisation. Il explique également comment s’applique à l’école de la Neuville une conception du respect des règles héritée de Dolto.

Depuis la création du Micro-Lycée de Sénart, une place importante est accordée à la philosophie comme facteur de raccrochage. Le cours de philosophie correspond à un espace d’expression un peu libéré des contraintes disciplinaires. Les élèves sont valorisés comme auteurs de leurs propres pensées et confrontés aux travaux des philosophes sur les mêmes thématiques. Un professeur et trois élèves témoignent.

Chaque enseignant du Micro-Lycée de Sénart accompagne une dizaine d’élèves tout au long de leur scolarité. Des rencontres régulières permettent d’élaborer une relation privilégiée basée sur l’échange et la confiance. L’élève peut parler librement de ses difficultés scolaires et personnelles. Le professeur référent cherchera ensuite avec l’élève des solutions. C’est un facteur de motivation pour le jeune.

Des élèves et l’enseignante des Arts plastiques témoignent. Ce cours, entre atelier et approche théorique, rassemble tous les élèves. Il permet de donner envie d’apprendre, de réintégrer le cadre du cursus scolaire et de se confronter aux autres. La pédagogie, combinée à un accompagnement individuel, s’adapte aux élèves tout en conduisant en finalité au passage de l’épreuve du bac.

Chaque année, environ 70 jeunes adultes en situation de décrochage scolaire intègrent le Micro-Lycée de Sénart. Ils sont volontaires, décrocheurs depuis minimum 6 mois, sans solution scolaire et habitent proche du lycée. L’équipe éducative travaille à ce que tous les élèves participent aux cours tout au long de l’année et passent le bac. L’élève est au cœur du système. Un élève et un enseignant témoignent.

Une école privée de Marseille utilise une pédagogie active de remotivation pour des élèves qui doivent faire face à l'échec scolaire pour des raisons diverses : inhibition, découragement, problèmes familiaux... L'enfant est impliqué dans son apprentissage et des cours personnalisés lui sont donnés dans lesquels il est acteur au même titre que l'enseignant. Les résultats sont probants et les élèves heureux.

Le 23 septembre 2009, une journée de débats fut organisée dans le cadre de la deuxième Journée du refus de l’échec scolaire organisée par l’AFEV et Curiosphere.tv. Cette deuxième édition était consacrée à la question de l’entrée au collège. Dans le présent extrait de la captation des débats, Thierry Malewicz, CPE du collège expérimental Clisthène à Bordeaux, présente le projet du collège.

Chaque année, dans l'académie de Montpellier, 2500 élèves de 16 ans se retrouvent en situation de décrochage scolaire. La mission générale d’insertion de l’Éducation nationale encadre plus d’une centaine d’adolescents dans cinq lycées de l’académie. Pour prévenir le décrochage scolaire, elle tente, en plus des cours de maths ou de langues, de les remobiliser autour d’un projet.
