Fabienne d'Ortoli, cofondatrice de l'école de la Neuville, a bien connu Françoise Dolto. Elle évoque la vision de la mort qui était celle de Françoise Dolto dans ses derniers instants, prête à partir comme pour un voyage, avec une véritable « curiosité de l’après ». Surtout, il y avait chez Françoise Dolto l’idée que la vie n’a pas de sens si on ne meurt pas.

Selon Dolto, l’identification est un moment important dans la structuration de l’enfant, mais si un être humain reste en identification à quelqu’un, il ne sera jamais lui-même. C’est parce que les enfants sont critiques vis-à-vis de leurs parents que l’humanité a fait des progrès. Fabienne d’Ortoli, cofondatrice de l’école de la Neuville, commente les propos de Françoise Dolto.

Selon Dolto, « celui qui est en danger dans la famille, c’est le gentil mignon qui donne satisfaction à ses parents, qui refoule ses pulsions actives. » Fabienne d’Ortoli, cofondatrice de l’école de la Neuville, commente les propos de Françoise Dolto. Un enfant qui ne pose aucun problème à l’école doit inquiéter. Mais l’école, comme elle est conçue, ne laisse pas la possibilité de s’en rendre compte.

En 1983, lors de ses conférences au Canada, Dolto livre des propos décisifs sur la souffrance de l'enfant. Michèle Montrelay, psychanalyste, précise la position de Dolto : « Il faut qu’avec notre parole nous puissions venir là où l’enfant souffre et lui témoigner qu’on l’accompagne dans sa souffrance en lui laissant sa capacité de souffrance qui du coup est humanisée et non plus plombée dans le silence. »
