Pierre Miquel parle des soldats français de la Première Guerre mondiale. 1 350 000 d'entre eux furent tués, sans compter les disparus. Pierre Miquel explique que contrairement aux idées reçues, les soldats ne passèrent que très peu de temps dans les tranchées. Il précise également l'origine de l'expression « Poilu » et évoque le régime des permissions et les mutineries de 1917.

Dans la présente vidéo, l’historien Pierre Miquel évoque la première bataille de la Marne. Cette bataille courte et décisive de la Première Guerre mondiale eut lieu du 6 au 9 septembre 1914 en travers de la Marne, sur le Grand et le Petit Morin, du côté de l'Ourcq, et dans les marais de Saint Gond. Lors de cette contre-offensive, Joffre réussit à mettre en échec le plan allemand d’invasion.

Pierre Miquel nous raconte la journée du 11 novembre 1918 et les négociations interalliées qui ont précédé l’armistice. Il y aura encore 80 à 100 morts ce matin-là lors d'une ultime bataille. Mais dans le pays, la joie est énorme. Le retour est particulièrement difficile pour ceux qu'on appellera « les gueules cassées ». On comptera plus d'un million de blessés côté français dont beaucoup ne survivront pas.

En 1914, la France est un pays à moitié rural. Pierre Miquel raconte que c'est aux femmes qu'il incombe de prendre en charge la vie de la ferme, les enfants, les personnes âgées. Elles deviennent aussi infirmières bénévoles, travaillent dans les usines, conduisent les tramways, les taxis, deviennent facteurs, sans pour autant devenir citoyennes car elles n'ont toujours pas le droit de vote.

Selon Pierre Miquel, malgré l’interdiction de la Convention de La Haye, tous les belligérants vont fabriquer et employer des gaz lors de la Première Guerre mondiale. Les Allemands sont les premiers à les utiliser, à Ypres, dans le Nord, en avril 1915. Environ 160 000 soldats seront tués par les gaz, sans compter ceux qui sont morts des effets secondaires, des mois, voire des années plus tard...
