Enfant, Nathalie Marzankosky voulait être enseignante. Elle n'avait cependant pas imaginé devenir institutrice dans l'enseignement spécialisé. En charge d'élèves handicapés âgés de 14 à 20 ans, elle a pour objectif de leur apprendre à être le plus autonome possible. Nathalie apprécie la proximité, le suivi des élèves et par-dessus tout le travail en équipe, fortement encouragé à l'IME.

Rodrigue, enfant autiste, est en classe de CP et prépare son passage au CE1. Il est l'exemple des résultats de la méthode A.B.A., peu connue en France. Cette méthode nécessite un travail constant des parents et d'équipes éducatives, comme au sein de la nouvelle structure éducative Futuroschool. C'est un travail quotidien d'éveil et d'apprentissage pour l'enfant.

Une Unité Pédagogique d'Intégration (UPI) rassemble au maximum 10 élèves avec un handicap similaire au sein d’un collège ordinaire. A Toulouse, l’UPI accueille des élèves avec un retard intellectuel, d’âges et de niveaux différents. Selon leurs capacités, ils combinent les cours au sein de l’UPI avec ceux du collège et les ateliers de SEGPA. Des collégiens témoignent de leur nouveau regard sur le handicap.

Au collège de Souillac, Alexia, élève de 5e, se confronte aux élèves de sa classe. Elle témoigne de son mal-être, de sa colère et de son incompréhension face à son exclusion par certains de ses camarades de classe. Handicapée, elle se déplace avec un déambulateur. Ses amis témoignent de leur regard face à son handicap et de leur amitié. Son intégration sociale est plus difficile que son accès au collège.

Une classe du centre spécialisé pour déficients auditifs d’Albi découvre son emploi du temps. Les cours enseignés sont ceux de l’Education nationale auxquels s’ajoutent des enseignements spécifiques pour leur permettre de devenir bilingues. L’ensemble des disciplines scolaires sont enseignées par le biais de la langue des signes mais la base de l’enseignement est l’apprentissage du français écrit, principalement.

A Compiègne, une classe de l'école Saint-Germain s'occupe d'enfants de 9 à 12 ans souffrant de dyslexie sévère ou de dysphasie. A côté de la salle de classe, il y a le bureau de l’orthophoniste, présente chaque jour dans l'école pour suivre l’évolution des enfants. Ceux-ci n’ont aucune déficience intellectuelle, ils ont juste besoin d’une structure adaptée et de temps.

Après 15 ans d’efforts, Dany Gombert a pu, avec son association Épicure, rassembler un budget de 6 millions d’euros et construire un centre de formation hôtellerie et restauration pour adultes malvoyants. Le centre a ouvert début septembre 2009 avec ses 5 premiers élèves. Le matériel est adapté. La salle de cours comprend notamment un écran tactile géant de deux mètres de diagonale.

Charles est presque totalement paralysé. Il a pu intégrer une classe en travaillant par visioconférence. Il dispose d’un matériel lui permettant de voir la classe et ce que l’enseignant projette et annote sur le tableau blanc interactif. Il peut aussi envoyer son travail. Et, du côté de la classe, Charles est vu et entendu par ses camarades grâce à une caméra et à une paire d’enceintes amplifiées.

La loi sur le handicap du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances prévoit le droit à la scolarisation en milieu ordinaire. Nous découvrons ici l’exemple d’Alexis, 9 ans, scolarisé depuis la maternelle. Ce reportage passe également en revue les différents modes d’accompagnement possibles et le problème de la formation des professeurs.

Laetitia, élève au collège Descartes de Liévin, est championne de France junior de tir à l’arc catégorie Handisport. Les vingt six élèves en situation de handicap scolarisés dans son collège sont encouragés à pratiquer un sport pour s’épanouir et mieux s’intégrer. Tous les cours et même l’éducation physique ont lieu avec les valides. En classe aussi le mélange est donc de mise.
