Dans les années 1990, obtenir un prêt aux USA devient de plus en plus facile. Les prix de l’immobilier flambent. Georges Bush va accélérer le mouvement en facilitant l’accès à la propriété pour les plus défavorisés. C’est la porte ouverte aux excès des établissements de crédit. Des milliers de familles pauvres se laissent tenter par un endettement démesuré.

À la fin des années 1980 surgit dans les médias un jeune économiste bangladeshi : Mohammed Yunus. Son idée est de concilier assistance aux plus pauvres et efficacité économique grâce au microcrédit, un système de petits prêts bancaires conçu pour aider les plus défavorisés à développer une activité et sortir de la misère. C’est un succès : 95% des prêts sont intégralement remboursés.

Margaret Thatcher tient son surnom de « Dame de Fer » de son inflexibilité lors de la grande grève des mineurs britanniques de 1984-1985. De Margaret Thatcher et Ronald Reagan, il est difficile de dire lequel est le maître et lequel est l’élève. Dans les années 1980, Reagan et Thatcher inaugurent ensemble l’âge d’or du libéralisme et le règne des « golden boys ».

Dans les années 1980, apparaissent des nouveaux riches mais aussi des nouveaux pauvres. Le nombre et la misère des personnes Sans Domicile Fixe augmentent. Dès leur première année, les Restos du cœur distribuent 8,5 millions de repas. Cette renaissance moderne de la soupe populaire rappelle la grande crise de 1929. Erik Orsenna, interrogé par Pierre Arditi, apporte son éclairage.

Les arguments de l’économiste Milton Friedman font élire Ronald Reagan en 1981. Moins d’Etat, moins de bureaucratie, moins d’impôts et plus de revenus : tels sont ces arguments. De l’autre côté de l’Atlantique, un mouvement parallèle s’engage avec l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher. Selon elle, « depuis des années, l’esprit d’entreprise était brimé par l’idéologie socialiste... »

« L’Europe et vous en 2008 offre un aperçu (…) de quelques activités que l’Union européenne (UE) a entreprises au cours de l’année 2008. » (Margot Wallström, vice-présidente de la Commission européenne) Le thème de ce spot promotionnel est la réponse de l’Union européenne à la crise financière, réponse permettant de garantir des mesures de sauvetage plus efficaces et une plus grande stabilité.

L'alimentation bio est de plus en plus prisée. Les magasins spécialisés voient leur fréquentation augmenter de 15% par an et leur chiffre d’affaire a augmenté de plus de 20% par an depuis 2003. Le secteur ne connait pas la crise : « Les clients achètent un petit peu moins mais leur nombre continue à augmenter. » affirme le PDG du réseau Biocoop qui ouvre un point de vente par semaine.

Bernard Maris, professeur d'économie à l'Université Paris VIII, explique en quoi une chute du dollar serait une catastrophe pour le monde. Elle pourrait permettre à l'euro de devenir une valeur refuge. Cependant, si le dollar s’effondre, il risque d’entrainer dans sa chute la Chine et l’Europe. Bernard Maris évoque enfin la complicité monétaire qui existe entre les USA et la Chine.

Laurent Zinsou, banquier, et Olivier Pastré, économiste, discutent des différences entre les aides publiques accordées au Nord et au Sud. Les subventions données aux agricultures du Nord sont deux fois supérieures à l’aide publique au développement destinée aux pays dits les moins avancés. A l’issue de cette crise, le G20 ne pourra faire autrement que modifier son attitude et intégrer les nouvelles donnes.

24 octobre 1929 à Wall Street : c’est le krach financier. Le président Hoover affirme la prospérité alors qu’on ne voit que des chômeurs. 1932 est l’année la plus sombre : les américains redécouvrent les soupes populaires. Franklin Roosevelt est élu le 8 novembre 1932. Il met en place un programme économique novateur : le New Deal et relance l’activité par une politique d’investissements publics dans tous les domaines.
