Sommes-nous en récession ou en dépression ? Sur le plateau de « Ce soir ou jamais », deux économistes débattent. Pour Denis Clair, « récession » est un terme technique désignant deux trimestres caractérisés par une baisse du PIB. Mais nous sommes en dépression : un cercle vicieux où le moins engendre le moins. Philippe Chalmin le contredit et déclare qu’on ne gagne rien à se faire peur.

Sur le plateau de l’émission « Ce soir ou jamais » animée par Frédéric Taddeï, Philippe Manière, directeur de l’Institut Montaigne, réagit à l’analyse de George Soros (selon qui la crise financière est une crise de nature endogène), en expliquant que le fait générateur de la crise, à savoir la chute des prix sur le marché de l’immobilier, est un fait de nature exogène.

Nous suivons la députée européenne Pervenche Berès, rapporteur de la commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale. Son objectif : parvenir à un compromis entre groupes politiques et proposer des mesures pour sortir de la crise. Ce web-documentaire invite à réfléchir sur le pouvoir du Parlement européen et son rôle dans la construction d’une Europe sociale et solidaire.

Les archives de Pathé-Gaumont illustrent, dans cet extrait, la nouvelle selon laquelle l’Angleterre abandonnait l’étalon –or. Cette information avait provoqué en 1931, une baisse sérieuse de la livre sterling. La Bourse de Paris en avait elle aussi subi une assez violente répercussion. Puis le marché s’est ressaisi après l’annonce du ministre des finances sur la situation inattaquable du franc.

Sur le plateau de l’émission « Ce soir ou jamais », Frédéric Taddeï interviewe le financier américain George Soros au sujet de la crise financière. Selon ce dernier, il s’agit de la crise la plus sévère que l’on ait connue depuis les années 1930. Il note qu’il ne s’agit pas d’une crise exogène, mais d’une crise qui a été produite par le système lui-même, système qui était intrinsèquement défaillant.

L. Zinsou, banquier, O. Pastré et M. Fouquin, économistes, analysent la situation économique des pays africains. Depuis plusieurs années, l’Asie, l’Afrique et des pays d’Amérique latine voient leur taux de croissance augmenter avec une grande régularité. Ces pays comptent aussi un taux d’épargne qui va de 15 à 30 %. Ils souhaiteraient maintenant être reconnus au sein d’organisations tel que le FMI ou la banque mondiale.

Laurent Zinsou, banquier béninois, Dominique Plihon et Olivier Pastré, économistes, nous expliquent qu’il faut s’attendre à une augmentation progressive et inéluctable de l’énergie et des matières premières. Le choix d’une économie libérale a déjà permis une baisse du nombre de pauvres dans le monde, année après année. Mais sans régulation des marchés, les prix risquent de varier de plus belle.

Pour J. Attali, une des causes de la crise provient du décalage entre les salaires qui n’ont pas augmenté depuis 30 ans, des profits qui se sont accrus mais aussi des politiques qui ont favorisé l’endettement. Pour que la crise se résorbe, il faut augmenter la demande, faire des investissements qui préparent l’avenir, donner la priorité à l’université, la recherche, les nouvelles technologies et les secteurs de pointe.

Jacques Attali, Yann Moulier Boutang et Christian de Boissieu présentent les différents scénarii possibles pour l’année à venir : soit une transition en douceur où les États-Unis cesseront d’être la puissance dominante, soit les États-Unis parviennent à se « purger » seuls et ils pourront rester la puissance dominante, soit la panique gagne et le chaos s’installe, chaque nation choisissant de faire cavalier seul.

Selon l’économiste Christian Stoffaës, interrogé par Frédéric Taddeï sur le plateau de l’émission « Ce soir ou jamais », à la crise bancaire, à la crise financière et à la crise économique annoncée vient s’ajouter une crise idéologique. Depuis que les Etats-Unis ont gagné la guerre froide, ceux-ci font preuve d’une certaine arrogance, mais cela devrait changer…
