Le 15 août 1971, Nixon suspend la convertibilité du dollar en or et décide de faire du dollar une monnaie flottante. Le monde entier est frappé de stupeur. Le monde des taux de changes fixes est mort. Dorénavant, la valeur du dollar va changer tous les matins. L’offre et la demande de chacune des monnaies sur le marché mondial déterminent désormais les prix.

Les accords de Bretton Woods, signés en 1944 par 44 pays, installent les USA dans une position privilégiée en organisant le système monétaire mondial autour du dollar. Toutes les monnaies sont définies en dollar et seul le dollar est défini en or (une once d’or pour 35 dollars). Dans les années 1960, De Gaulle fut l’un des premiers à émettre publiquement des critiques par rapport au privilège du dollar.

En 1863, Lincoln standardise la monnaie des USA en créant le billet vert. La banque centrale s’engage à payer à tout porteur d’un billet sa contrevaleur en or. Mais elle ne put tenir cet engagement lorsque, suite au krach de 1929, tout le monde voulu échanger ses billets contre de l’or car trop de billets avaient été imprimés et la valeur de tous les billets en circulation excédait celle du stock d’or.

Les 14 et 15 octobre 2011, les Rencontres Capitales et Curiosphere.tv imaginaient le monde de demain au cours de 24 débats. Lors du débat « Développement durable, responsabilité des entrepreneurs, comment imaginer un nouveau capitalisme ? », les différents intervenants tentaient de répondre aux questions de l’origine et de des responsabilités de la crise du capitalisme.

Lors du débat « Développement durable, responsabilité des entrepreneurs, comment imaginer un nouveau capitalisme ? » aux Rencontres Capitales 2011, Clara Gaymard, Présidente de GE France et vice-présidente de GE international, déclarait que nous sommes en train de vivre une mutation majeure et que dans vingt ans, « ceux qui détiendront les clés de l’avenir, ce sont les optimistes d’aujourd’hui. »

Henri Lachmann, Vice-président de l'Institut Montaigne, ancien président de Schneider Electric, déclarait aux Rencontres Capitales 2011 que l’entreprise doit être à la fois un projet économique, social et sociétal. Pour lui, il est également primordial de sortir de la logique de l’immédiat et d’avoir d’autres instruments d’évaluation que la seule mesure financière.

Lors du débat « Développement durable, responsabilité des entrepreneurs, comment imaginer un nouveau capitalisme ? » aux Rencontres Capitales 2011, Hugues Cazenave, Président d'Opinionway, déclarait que la confiance doit être rétablie pour sortir de la crise. Pour cela, il faut selon lui améliorer l’enseignement de l’économie, les compétences économiques des politiques et l’image des chefs d’entreprise.

Aux Rencontres Capitales 2011, Nicolas Baverez, économiste, déclarait que l’on peut peser sur la mondialisation en produisant mieux et de manière plus durable, en redistribuant et en régulant. On peut selon lui « passer cette transition très difficile à condition de ne rien céder sur deux points fondamentaux, c’est-à-dire de conserver le sens de la raison et de la liberté ».

Lors du débat « Développement durable, responsabilité des entrepreneurs, comment imaginer un nouveau capitalisme ? » aux Rencontres Capitales 2011, les différents intervenants tentaient des propositions pour sortir de la crise, en insistant sur le rôle des citoyens, de la responsabilité sociétale, de l’environnement comme moteur de croissance, de l’entreprise comme projet à la fois économique et social.
