Grand personnage du royaume tant au niveau religieux que politique, l'abbé Suger a été conseiller du roi Louis VI. Il est nommé régent lors du départ en croisade de Louis VII. Historien, il est aussi l'auteur de deux livres fondamentaux pour l'histoire de l'Art du Moyen-Âge. Il y expose son administration de l'abbaye de Saint-Denis et y justifie les travaux qu'il a fait réaliser.

Elisabeth Taburet-Delahaye, directrice du Musée de Cluny, nous présente les tapisseries de La Dame à la Licorne. Ces tapisseries datent des alentours de l’an 1500 et constituent le grand chef d’œuvre du musée. Sur ces six tapisseries, cinq d’entre elles illustrent chacune l’un des sens de l’homme. La sixième tapisserie représenterait l’intelligence et le cœur...

Résidence des Rois de France au Moyen Âge, le château de Vincennes a vu nombre de naissances d'enfants royaux. La mortalité infantile était alors élevée et le baptême représentait un élément important de la vie politique et religieuse des rois. Un ondoiement était immédiatement effectué dans le baptistère, bassin le plus précieux, choisi pour rendre hommage à l'Église.

L'histoire du baptistère de Saint-Louis, le plus prestigieux de tous les objets du département des arts de l'islam du Louvre, est mal connue. Le bassin est relié aux rois de France mais aussi à la dynastie des Mamelouks. Il est en effet caractéristique de l'art mamelouk, même si le sujet apparaît comme singulier. L'artiste y a apposé six fois sa signature à l'intérieur comme à l'extérieur.

Sur le baptistère de Saint-Louis est représenté le sultan entouré d'une quarantaine de dignitaires de la cour des Mamelouks, pratiquant la « furusiya ». Achetés au départ par des souverains arabes, ces soldats-esclaves s'emparent du pouvoir au milieu du XIIIe siècle pour environ 250 ans. Troupes les plus puissantes du monde islamique, les Mamelouks chassent définitivement les Francs de Terre Sainte.

À sa nomination à l'abbaye de Saint-Denis, Suger s'efforce d'accroître les dons faits à la nécropole des rois. Ce trésor devient le plus important de France et est très visité durant le Moyen-Âge. Utilisé ensuite comme réserve monétaire puis dispersé à la Révolution, il a été le moyen, pour Suger, de montrer au peuple la richesse et la beauté de Dieu dans une abbaye rebâtie et ouverte à la lumière.

Isabelle Bardiès-Fronty, conservatrice en chef au Musée de Cluny, revient sur une idée reçue selon laquelle les gens négligeaient l’hygiène au Moyen Âge. Le fait est qu’à cette époque existent des étuves et la pratique du bain dans les maisons particulières. Elle parle également des canons de la mode d’alors : fronts bombés, chevelures blondes, peaux blanches...

Sophie Lagabrielle, conservatrice en chef au Musée de Cluny, est notamment en charge des vitraux des XIIe et XIIIe siècles. Les dominantes sont le bleu et le rouge. Le bleu, couleur du roi et de la Vierge, est une couleur symbolique très importante. On ne savait pas le faire en France. On était donc obligé de l’importer, vraisemblablement du Moyen Orient.

Michel Huynh nous fait visiter le Musée de Cluny (de son nom officiel Musée national du Moyen Âge - Thermes et hôtel de Cluny), où il est conservateur. Il nous présente ici les vitrines consacrées à l’art de la guerre renfermant des boucliers, des armures, des épées, des heaumes, etc. Il nous montre également les objets relatifs à l’art de la chasse, tels les vervelles de faucon.

Michel Huynh nous fait visiter le Musée de Cluny (de son nom officiel Musée national du Moyen Âge - Thermes et hôtel de Cluny), où il est conservateur. Il nous fait visiter ici une salle du musée qui nous « téléporte » à l’intérieur de la demeure seigneuriale. Il s’attarde sur une table pliante et démontable, une vaisselle d’apparat, un couteau aux armes de Philippe le Bon.
