Helléniste renommée, Jacqueline de Romilly a été la première femme professeur au Collège de France en 1973. Elle a également été la première femme élue à l’Académie des inscriptions et Belles-Lettres en 1975. À ce propos, Jacqueline de Romilly déclare qu’à l’époque « tout le monde était très content d’avoir une femme... » et qu’elle a eu « la chance d’être de la génération pour qui tout s’ouvrait. »

Pour Michelle Perrot, l’histoire des femmes, en précisant le rôle des femmes dans l’histoire du monde et dans leur histoire propre, donne une plus grande intelligence de l’histoire en général. Elle s’est beaucoup développée récemment parce que de plus en plus de femmes font de l’histoire, mais aussi parce que le regard des hommes change. Car tout changement dans la condition féminine affecte les deux sexes.

L’historienne Michelle Perrot revient sur le préjugé selon lequel les femmes ne doivent rien avoir à faire avec la vie publique qui serait l’apanage des hommes. « Une femme en public est toujours déplacée » disait Pythagore. Les femmes ont pénétré l’espace public depuis longtemps par la mondanité et par le marché. Mais l’exercice public est plus difficile...

Aujourd’hui, 41 millions de femmes et de filles sont exclues de l’éducation et 515 millions de femmes sont analphabètes. Aide et Action agit pour faire progresser la cause de l’éducation des femmes dans le monde. L’association conduit neuf projets d’éducation des femmes et des filles, au Bénin, au Sénégal, au Mali, au Niger, en Inde, en Chine et au Maroc...

L’historienne Michelle Perrot revient sur une idée reçue sur les femmes : les femmes ne créent pas, n’inventent rien et ne peuvent que reproduire. Il y a eu des femmes artistes et scientifiques, mais si elles sont peu nombreuses, c’est pace que la création ne résulte pas d’un génie inné. Et le problème est que l’on a très longtemps refusé aux femmes les conditions d’apprentissage…

L’historienne Michelle Perrot aborde la question des rapports entre les femmes et les hommes. On a longtemps considéré la femme comme inférieure en raison de sa nature biologique, de son squelette, de sa stature et de la taille de son cerveau. On a longtemps considéré aussi les femmes comme folles, hystériques. Les choses commencent à changer dès la fin du XIXe siècle, mais l’égalité est une longue marche...

L’historienne Michelle Perrot revient sur une idée reçue sur les femmes : les filles ne sont pas faites pour étudier. Elle explique que cette idée a prédominé longtemps. Il a fallu attendre les lois Ferry de 1881 pour que l’école devienne gratuite, laïque et obligatoire, pour les filles comme pour les garçons. Aujourd’hui, nous sommes dans le stéréotype inverse de la fille « bonne élève ».

L’historienne Michelle Perrot revient sur deux idées reçues sur les femmes : les femmes ne peuvent qu’être mères et les femmes sont faites pour rester à la maison. Elles ont cherché dès le XVIIe siècle à limiter les naissances. Les femmes veulent certes être mères, mais pas uniquement. L’exemple allemand démontre également qu’il est faux de penser que moins les femmes sont actives plus la natalité est forte.

En Limousin, les femmes ouvrières touchent un salaire inférieur de 12% à celui de leurs collègues masculins. Marie-Christine Crespy, déléguée régionale aux droits des femmes, et Fabienne Dassoul, déléguée syndicale, témoignent. La loi du 23 mars 2006 impose aux entreprises de négocier afin de réduire les écarts de rémunération avant la fin de l’année 2009.

À 7 ans, Chloé joue régulièrement avec ses copains d'école et se livre à une occupation essentielle pour elle : le football. Elle est alors la coqueluche de l'équipe. Aujourd'hui, la jeune femme fait partie du pôle France et se présente au bac après trois années passées au centre de formation de Clairefontaine où elle a tous les jours pratiqué le football grâce à des horaires aménagés.
