À 7 ans, Chloé joue régulièrement avec ses copains d'école et se livre à une occupation essentielle pour elle : le football. Elle est alors la coqueluche de l'équipe. Aujourd'hui, la jeune femme fait partie du pôle France et se présente au bac après trois années passées au centre de formation de Clairefontaine où elle a tous les jours pratiqué le football grâce à des horaires aménagés.

Jean-François Deniau brosse le portrait de Cléopâtre, pharaonne d'Egypte à 18 ans. C'est une intellectuelle et une sportive qui décide de véritablement exercer son pouvoir. Y compris sur le plan de la séduction... Avec César et Antoine, elle va écrire une des pages les plus importantes de l'histoire de Rome et de l'Egypte, véritable page de bande-dessinée historique...

En 1914, la France est un pays à moitié rural. Pierre Miquel raconte que c'est aux femmes qu'il incombe de prendre en charge la vie de la ferme, les enfants, les personnes âgées. Elles deviennent aussi infirmières bénévoles, travaillent dans les usines, conduisent les tramways, les taxis, deviennent facteurs, sans pour autant devenir citoyennes car elles n'ont toujours pas le droit de vote.

Le physicien Pierre-Gilles de Gennes raconte les apports scientifiques de Marie Curie, chimiste, et de Pierre Curie, physicien. Avec Claudius Regaud, Marie Curie découvre deux types de radiations : les « alpha », qui brûlent la peau et les « gamma », utiles pour tuer les tumeurs. Marie Curie est encore un exemple pour de nombreuses femmes scientifiques.

Pour Lucie Aubrac, résister, c'était d'abord informer : d'abord par les graffitis sur les murs, ensuite par les radios étrangères de contre-propagande (la BBC et Radio-Sottens), enfin par les tracts, fabriqués avec une simple machine à écrire. Puis, du stade artisanal, l'édition des journaux clandestins passa au stade industriel dans les milieux ouvrier, intellectuel ou chrétien.

Pour Lucie Aubrac, l'engagement dans la Résistance, c'est un peu comme lorsqu'on passe un examen : « on a la frousse, mais on essaie de faire la meilleure copie. » Elle dit avoir toujours pensé que « les gens qui avaient le bon droit avaient forcément la force et le succès ». Son accouchement sous les bombes à Londres est la meilleure preuve de cet optimisme : « j'étais sûre que j'allais gagner. »

Lucie Aubrac raconte l'ambiance de Londres début 1944. Après son accouchement, elle travaille à la BBC avec Maurice Schumann. La vie est plus facile qu'en France, mais les bombardements continuent. Les femmes anglaises vont sur les toits éteindre les bombes au phosphore avec des seaux de sable. En juillet, Lucie Aubrac rentrera en France pour aider à la réorganisation d'un pouvoir démocratique.

Françoise Héritier, anthropologue, souligne que la notion de hiérarchie est universelle avec des différences entre les sociétés. Cependant, il n’existe aucune société de pouvoir féminin. De nombreux mythes à travers le monde rendent compte de la dépossession du pouvoir des femmes. Elles sont perçues comme des ressources appropriables et échangeables entre les hommes, parfois particulièrement inventives.

La hiérarchisation entre les hommes et les femmes est une création de l’esprit. Il n’existe pas d’infériorité naturelle biologique des femmes. Depuis les Homo sapiens et dans toutes les sociétés du monde, les modes de pensée se composent de catégories mentales binaires, par exemple : chaud/froid, actif/passif. L’un des pôles est alors considéré comme masculin et systématiquement valorisé face au féminin.

Françoise Héritier, anthropologue, parle des violences faites aux femmes. Elles existent depuis toujours et représentent une domination masculine sur le corps de la femme. Elles ne sont pas considérées comme un problème politique mais un problème domestique. Au Pakistan, les crimes d’honneur causent trois morts féminines par jour. En Occident, une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales.
