Ce spot vidéo en LSF est un message de prévention face au virus de la grippe à destination des élèves de CP, CE1 et CE2. Il explique qu’un virus est un microbe invisible à l’œil nu qui se transmet par les postillons de salive. Pour se protéger et protéger les autres, des gestes simples sont à adopter : se laver souvent les mains, éternuer dans le creux de son coude et se moucher dans un mouchoir en papier.

Il n'existe qu'une seule maladie totalement éradiquée de notre planète : la variole, dont aucun cas n'a été recensé depuis 1980 grâce à de grandes campagnes de vaccination. Si la pathologie a disparu, le virus, lui, a été conservé dans deux laboratoires, l'un américain, l'autre russe, afin de parer à une éventuelle réapparition de la maladie rendue possible par un acte bioterroriste, par exemple.

On distingue 2 types d'immunités : l'immunité culturelle, liée à la production de médicaments, et l'immunité biologique qui n'est autre que notre système immunitaire naturel. Ce dernier s'est adapté, à mesure des épidémies, « co-évoluant » avec les agents pathogènes et répondant plus ou moins bien à leurs agressions. Aujourd'hui, l'un des grands facteurs de déficit immunitaire reste la dénutrition.

Petit rappel terminologique : une épidémie est la manifestation d'une maladie infectieuse sur un territoire géographique limité (une région, un pays) alors qu'une pandémie touche l'ensemble d'un continent, voire le monde entier. Une épizootie, quant à elle, ne touche que les animaux (grippe aviaire). Enfin, le mot « peste » désignait autrefois l'ensemble des épidémies, comme celles de grippe par exemple.

Les microbes sont les premiers agents responsables d'épidémies. On appelle « microbes », les bactéries, virus et parasites. Une bactérie est mille fois plus grosse qu'un virus et mille fois plus petite qu'un parasite. Alors que le virus pénètre nos cellules pour se reproduire, la bactérie s'installe parmi elles, à quelques exceptions près. Le parasite, quant à lui, opère de façon plus complexe...

Selon Norbert Gualde, les épidémies ne sont pas réservées aux pays pauvres. La diffusion du sida a été nord-américaine. Cette menace des pays riches les incite à faire des recherches. Mais contrairement au virus ébola, le sida peut ne pas provoquer de symptômes, ce qui facilite sa diffusion. Et la mondialisation multiplie les risques de contaminations inattendues, comme celle que l'on a connu avec le SRAS.

Selon le Professeur Norbert Gualde, nous ne sommes pas à l'abri de la survenue d'un nouvel agent pathogène, et il nous faut sans cesse trouver de nouveaux moyens de lutte contre les nouveaux virus. Nous sommes armés pour juguler les risques, mais ce qui nous fait le plus défaut, c'est la préparation psychologique car nous croyons que notre médecine et notre société vont nous protéger de tout.

Les épidémies étaient infiniment plus graves dans le passé. Le Professeur Norbert Gualde évoque l'épidémie de « peste noire » qui a éliminé la moitié de la population européenne au XIVe siècle, et la variole apportée par les Espagnols aux Amérindiens et qui aurait fait 20 millions de morts sur une population de 25 millions d'habitants.

Michel Richard, principal d’un collège dans les Yvelines, témoigne des mesures prises dans son établissement. Il revient sur les objectifs du plan gouvernemental qui consiste à informer les familles, se protéger de l’éventuelle contagion de l’épidémie et rappelle quelles sont les consignes à appliquer lors de cas groupés. Il évoque également les premiers pas du plan de continuité pédagogique.

Malgré huit cas, le préfet a décidé de ne suspendre qu’une seule classe du Lycée d’Arsonval, la seule touchée officiellement. L’urgence étant d’assurer une continuité dans l’enseignement, le rectorat a mis en place un cartable en ligne qui permet aux enseignants de garder le contact avec leurs élèves. Le syndrome grippal diagnostiqué étant jugé sans gravité, le problème résiderait dans la multiplication des cas.
