Malgré huit cas, le préfet a décidé de ne suspendre qu’une seule classe du Lycée d’Arsonval, la seule touchée officiellement. L’urgence étant d’assurer une continuité dans l’enseignement, le rectorat a mis en place un cartable en ligne qui permet aux enseignants de garder le contact avec leurs élèves. Le syndrome grippal diagnostiqué étant jugé sans gravité, le problème résiderait dans la multiplication des cas.

1er découvreur du virus, en 1892, le botaniste Dimitri Ivanovski met en évidence les propriétés du virus de la mosaïque du tabac. D’un point de vue biologique et fonctionnel, un virus peut être défini comme un micro-organisme parasite, plus petit qu’une bactérie. Il ne peut pas se développer tout seul et a donc besoin d’infecter une cellule pour se reproduire, induisant ainsi des effets pathogènes.

Pour qu'il y ait épidémie, il faut un agent pathogène. Mais cela ne suffit pas, il faut également un vecteur de diffusion : l'homme via son comportement, dans la majorité des cas. Lors de la peste noire, par exemple, ce sont les déplacements de populations liés au commerce, à la guerre de cent ans ou provoqués par la peur qui ont assuré la diffusion de la bactérie dans toute l'Europe.

L'idée de guerre bactériologique ne relève pas de la science-fiction. Déjà dans l'antiquité, les stratégies d'empoisonnement et de contamination de masse étaient pratiquées par les Grecs et les Romains à l'encontre de leurs ennemis. De nos jours, plus encore que de l'éventualité d'une guerre bactériologique, le danger vient du bioterrorisme et des risques d'attentats bactériologiques.

Un virus présente une structure ordonnée mais simple. Composé au centre d’acide nucléique (ADN ou ARN), détenteur de l’information génétique du virus, ce matériau est protégé par une coque, elle-même entourée d’une enveloppe, dans la majorité des cas. A la surface, on trouve des composants capables de reconnaître les récepteurs des cellules, un peu comme une clé s’adapte à une serrure.

Un virus biologique se transmet d’un être vivant à un autre être vivant. Le virus, programme génétique écrit sous forme d’ADN ou d’ARN prend le contrôle de la cellule avec, pour buts principaux la reproduction de virus à l’identique et leur libération en milieu extérieur. Le système immunitaire de l’être vivant lui permet d’éliminer ou d’inactiver les virus stoppant sa propagation.

Les virus s’invitent où ils veulent et presque comme ils veulent. Grâce à leurs composants de surface, ils peuvent se fixer aux récepteurs de la cellule. Une fois à l’intérieur, le virus libère son matériel génétique qui s’insère alors à celui de la cellule, marquant le début du parasitage viral. Le matériel de la cellule, asservi, multiplie l’information génétique du virus libérant des virions qui infectent d’autres cellules.

D’innombrables pandémies ont ponctuées l’histoire de l’humanité du Moyen-âge à nos jours. De 1347 à 1350, une bactérie issue du rat fut à l’origine de la peste noire et décima près d’un tiers de la population européenne, soit près de 25 millions de morts en Europe et probablement autant en Asie. En 1918, un virus de type aviaire est responsable de la grippe espagnole qui a comptabilisé 40 millions de morts en une année.

Nous ne connaissons pas l'ensemble des virus présents chez les animaux mais des agents pathogènes émergents comme les virus nipah ou hendra ou d'autres virus dits de grippe aviaire H5N1, H7N7, etc sont observés dans le monde animal.Ces virus sont normalement apathogènes mais passent chez l'homme, lors de conditions extraordinaires. Différents virus sont réapparu à cause des modifications climatiques ou de la mondialisation (ex ; chikungunya ).

Si un virus de type grippe aviaire et un virus d'origine humaine parvenaient à contaminer le noyau d'une même cellule,.leur matériel génétique se combinerait pour donner naissance à des virus hybrides qui détiendraient les caractéristiques virulentes de la grippe aviaire et les récepteurs spécifiques des cellules humaines. Nous serions en droit d'être très inquiets car notre système immunitaire serait inopérent.
