Bruno Tessarech nous apporte des éléments de réponse sur le silence des occidentaux face à la Shoah. Ainsi, le témoignage de Jan Karsky n’est pas entendu car ce qu’il raconte est inimaginable : d’une part, personne ne peut se représenter ce phénomène et d’autre part, il y a une absence d’image qui ne facilite pas la compréhension. Les services secrets cachent des éléments car ils ont pour seule priorité : la victoire.

En mars 1943, Jean Moulin, de retour de Londres, a pour mission de créer à Paris le Conseil National de la Résistance. Il envoie donc son secrétaire Daniel Cordier à Paris en éclaireur. Celui-ci raconte ici le choc de son arrivée dans la capitale sous domination allemande et de sa découverte de la politique antisémite nazie. Il déclare également que « l’antisémitisme n’était pas un objet de résistance. »
