Avec les nouvelles technologies, l’homme parvient à construire des machines plus intelligentes que lui. Jean-Michel Besnier, philosophe, explique qu’on a commencé par créer des systèmes experts capables de résoudre des problèmes. Puis, on s’est orienté non plus vers l’intelligence artificielle mais vers la vie artificielle comme les robots qui savent simuler des comportements intelligents. Ils sont capables de s'adapter à des environnements dotés d'obstacles inconnus.

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont-elles au service de l’éducation ? La mise à disposition de toutes les encyclopédies du monde peut produire un effet d’aveuglement. Selon Jean-Michel Besnier, le véritable défi de ces technologies de l’information est d’apprendre à questionner ces données et de les gérer.

Jean-Michel Besnier, philosophe, explique ce que signifie la société dite de l’information dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Grâce aux nouvelles technologies, l’information est devenue la source essentielle de production, de productivité. Au plan philosophique, l’être humain n’est plus considéré comme auteur de ses actions mais comme une boîte noire où véhicule un flux d’information.

Les nouvelles technologies favorisent l’interactivité entre les hommes, la communication, mais facilitent-elles la démocratie ? Le philosophe Jean-Michel Besnier ne pense pas que donner son avis sur internet suffit à faire une démocratie mais qu’il s’agit d’un lieu où on peut donner de la visibilité aux conflits, argumenter, réfléchir. Pour lui, la démocratie est ce qui vient après la contestation.

Les futurologues estiment que les innovations technologiques portent essentiellement sur l’amélioration du confort, du design, de l’ergonomie. Cela apporte-t-il du bonheur ? Pour Jean-Michel Besnier, philosophe, notre société individualiste, aux aspirations réduites, n’attend plus à ce que le progrès apporte satisfaction et bonheur. Le philosophe André Comte Sponville pense que le bonheur consiste à désespérer.

Yves Paccalet nous explique que la fleur est un ensemble d’organes sexuels et que lorsque l’on offre des fleurs, on offre un bouquet d’organes sexuels. Il déclare également vouloir défendre le pissenlit. Le pissenlit est une fleur que l’on trouve dans le monde entier, capable de ruses évolutives étonnantes, utilisant les insectes, le vent et les hommes. Il est également capable de s'auto-polliniser.

Des fossiles des grandes forêts du carbonifère ont été retrouvés, remontant à plus de 350 millions d'années. Aux fougères géantes ont succédé les conifères, puis les arbres à fleurs. Dans un hectare de forêt tropicale, il y a autant d’espèces différentes d'arbres que dans toute l'Europe. Malheureusement, la déforestation dans les pays du Tiers Monde est une catastrophe totale.

Un insecte a toujours six pattes et deux antennes. On a décrit environ un million et demi d'espèces d’insectes, mais on pense qu’il y en a environ huit millions sur un total de dix millions d’espèces vivantes. Yves Paccalet évoque les coléoptères, les hyménoptères, les diptères, les orthoptères, les odonates… L'insecte qui le fascine le plus est la mante religieuse.

On dit « manger comme un moineau », mais si nous mangions comme un colibri, nous devrions manger chaque jour notre poids en nourriture. Yves Paccalet évoque également les rituels de séduction et les rituels territoriaux liés au chant des oiseaux, mais aussi la construction du nid et comment le mâle et la femelle nourrissent la nichée. Il conclut en évoquant le rôle écologique des oiseaux.

Avec les pierres, on est dans le règne minéral. Le minéral est composé de molécules beaucoup plus simples que dans le vivant, incapables de se reproduire. Les minéraux n’en demeurent pas moins très fascinants car ils sont à la base de tout, à commencer par la formation de la Terre il y a quatre milliards et demi d’années, mais aussi les mouvements tectoniques, les volcans et les tremblements de terre...
