Jean-Louis Etienne, explorateur, se dit militant de la pédagogie et surtout de celle de l'environnement, comme domaine de l'éducation civique. Il veut « faire pousser des graines d'écologie ». Toutes ses expéditions ont un volet pédagogique avec des contacts et des travaux avec des classes via Internet, comme lors de la Mission Banquise. Il affirme qu'il est essentiel de sensibiliser la jeunesse.

Jean Louis Etienne souligne la fragilité de la Terre. Les pôles jouent un rôle fondamental dans l’équilibre du climat entre l’extrême chaleur de l’équateur et l’extrême froidure des pôles. Ils participent au brassage des flux océaniques et atmosphériques qui conditionnent le climat. Le réchauffement de la planète est très perceptible dans le grand Nord : en 50 ans, la banquise a perdu 40% d’épaisseur...

Après une préparation de deux ans, Jean Louis Etienne raconte son expédition en 1990 au pôle Sud. Traversée de l’antarctique, terre de sciences et de paix, en compagnie de six partenaires internationaux, en traîneaux avec 36 chiens, pendant 6500 kms. Impressions de cette cathédrale de glace, de 28 fois la surface de la France qui s’élève à 2800 mètres d’altitude...

Dans les années 1990, pendant 63 jours, l’explorateur, Jean-Louis Etienne a parcouru, en solitaire, quelque 800 kms au pôle Nord. Il nous raconte son expédition dont la logistique fut soigneusement préparée et qui a demandé un courage et une persévérance hors du commun. Il évoque cet environnement étonnant qui est une synthèse de la montagne et de la mer.

Jean-Louis Etienne, médecin de formation, est surtout connu pour sa célèbre traversée du Pôle Nord en solitaire. Après avoir été un temps radiologue à Grenoble pour se rapprocher des montagnes, il deviendra généraliste-remplaçant, pendant 14 ans, ce qui lui permettra d'alterner consultations et expéditions : ascensions, tour du monde avec Tabarly, puis exploration des pôles dans les années 1980.

Selon Thierry Lentz, Napoléon s'est vraiment pris pour Charlemagne, son « illustre prédécesseur ». Il a même écrit un jour au cardinal Joseph Fesch qui était ambassadeur à Rome : « dîtes bien que je suis Charlemagne ». C'était une façon pour lui d'ancrer sa dynastie dans une histoire prestigieuse, mais une histoire très mal étudiée en son temps, donc personne ne pouvait vraiment le contredire...

Pour l'historien Thierry Lentz, même si on a trouvé un peu d'arsenic dans ses cheveux, des documents, des témoignages et d'autres appréciations démontrent que Napoléon n'est pas mort empoisonné. Il est mort « de sa belle mort », vraisemblablement d'un cancer de la zone hépato-gastrique et d'une faiblesse générale amplifiée par l'inactivité et l'ennui.

Thierry Lentz fait le point sur notre héritage napoléonien. Il reste aujourd'hui de nombreuses traces du bâtisseur et de l'aménageur, notamment à Paris avec, par exemple, les quais ou la rue de Rivoli. Nous vivons aussi encore aujourd'hui sous le régime d'institutions créées à l'époque napoléonienne, tel le Code civil. Thierry Lenz évoque pour finir les problèmes de Napoléon avec l'Eglise.

Pour Thierry Lentz, Napoléon a servi la France en créant des institutions qui durent encore aujourd'hui. Mais, sur le plan extérieur, le bilan est négatif. Après Waterloo, en 1815, la France est plus petite qu'avant la Révolution et le pays est en ruines. Mais son mythe est né de l'esprit d'aventure qu'il a insufflé après le triste régime de la Restauration où « la France s'ennuyait ».

Pour Thierry Lentz, Napoléon était un grand stratège. Il a sans doute remporté près d'une centaine de batailles, grâce à un outil militaire exceptionnel. Montant lui-même en première ligne avec une énergie légendaire, il n'hésitait pas à « dépenser ses hommes », c'est-à-dire à les faire tuer. Mais le « petit caporal » fut toujours plus proche de ses soldats que de ses maréchaux.
