L’Eglise tient une place importante dans la vie de la famille. Durant la semaine de Pâques, le rythme des messes est très soutenu et Marzi accompagne sa mère tous les jours à la messe. La fillette revient sur les habitudes des paroissiens pendant cette période. Elle raconte avec amusement la vénération de sa mère pour Jean-Paul II. Avec les autres enfants de l’immeuble, elle joue à la visite du Pape en Pologne.

Le père de Marzi occupe l’usine dans laquelle il travaille. Son absence est pesante pour la fillette qui se demande quand il rentrera à la maison. Les grévistes sont soutenus par toute la ville dont le quotidien s’articule désormais autour de l’usine ; même la messe est célébrée devant les grilles de l’établissement. La milice surveille et tente t’intimider la foule. Un appel de Lech Walesa va mettre fin au blocus.

Marzi joue dans les champs quand ses parents l’appellent. Ils semblent très inquiets suite à une annonce faite à la radio. L’alerte les pousse à emmener les enfants à l’hôpital. Dans les couloirs bondés, ils apprennent qu’une usine russe a explosée et que la fumée générée serait très dangereuse. Seuls les enfants sont traités à cause du manque de médicaments. Qu’en sera-t-il de leur quotidien et de leur avenir ?

Fille unique, Marzi ne sait pas avec qui parler des événements qui se passent dans son pays. Les discussions des grandes personnes lui paraissent bien compliquées. A l’école, elle se rend compte que les autres enfants se posent les mêmes questions et la maîtresse leur explique plus précisément ce qu’est Solidarnosc. Quelle sera la réaction du grand frère russe face à la montée en puissance du mouvement ?

Dans la nuit du 12 au 13 décembre 1981, le général Wojciech Jaruzelski proclame l'état de siège en Pologne. Dans l'immeuble de Marzi, c'est la panique absolue. Que va-t-il se passer ? Que doit-on faire ? Les tanks envahissent les rues, les déplacements deviennent difficiles et la milice réprime toute tentative d'opposition. Marzi aimerait être plus grande pour mieux comprendre le monde qui l'entoure…

La résistance des Polonais n'a pas été brisée par l'état de siège. L’opposition a pris une autre forme, moins spectaculaire mais tout aussi efficace : comme presque toute la population, les parents de Marzi refusent de regarder le journal télévisé, placent des bougies aux fenêtres le soir. Forts du soutien du Pape Jean-Paul II et guidés par Lech Walesa, les Polonais affirment leur mécontentement.

Marzi est obligée de participer au grand défilé organisé pour la Fête du Travail, le 1er mai. Ses parents aussi, sinon ils pourraient en subir les conséquences. Mais Marzi préfère nettement la fête de Noël. La tradition veut que chaque famille polonaise achète quelque chose d'exceptionnel : une carpe. Le poisson est hébergé quelques jours dans la baignoire et Marzi doit cohabiter avec lui…

Hormis le pain, la nourriture fait l'objet de tickets de rationnement. Les files d'attente sont multiples et il faut de la patience pour obtenir le kilo de fruits ou de sucre tant attendu. Marzi n'apprécie pas l'accueil peu aimable des vendeuses. Et elle supporte encore moins l'injustice des adultes qui abusent de son statut de petite fille pour la doubler dans la file d'attente…

Une semaine sur deux, le père de Marzi travaille en équipe de nuit à l'usine. Dernièrement, il ne rentre pas à l'heure normale. Du coup, Marzi a bien du mal à trouver le sommeil. Elle sent également sa mère très inquiète. Il se passe quelque chose d'étrange dans la petite ville de Stalowa Wola.

Une classe visite l’exposition Marzi, souvenir de Pologne, à Amiens. Un atelier amène les élèves à réfléchir sur les conditions de vie en Pologne dans les années 1980 à travers des planches de la bande dessinée. La classe est ensuite invitée à rencontrer les auteurs de Marzi, Marzena Sowa et Sylvain Savoia. Les élèves posent leurs questions à Marzi devenue grande ou à son compagnon, dessinateur de la BD.
