Cet extrait des archives Gaumont Pathé rappelle la volonté des communistes de réunifier l’Allemagne. La déclaration de Khrouchtchev n’empêchera pas la fuite de 130 000 allemands de l’Est, réfugiés à Berlin Ouest. La RFA prend alors des mesures pour réduire cette vague d’immigration. Parmi ces immigrés se trouvent pourtant des intellectuels : 2 400 professeurs qui ont quitté la RDA pour ne pas enseigner l’athéisme.

A Moscou, la conférence polono-soviétique se termine par une déclaration conjointe de Khrouchtchev et Gomulka qui relance la guerre froide entre l’Est et l’Ouest. Dans un contexte où la réunification se fait pressante à l’Est, les foules sont mobilisées sur ce sujet. Alors que des élections se préparent à l’Ouest, le chancelier Adenauer désapprouve cette idéologie et Berlin Ouest vote Social Démocrate à plus de 50%.

Pour arrêter la migration à l’Ouest, les autorités est-allemandes durcissent leurs méthodes. Les voies de communication sont coupées et des kilomètres de barbelés sont déroulés. Les éléments d’un mur commencent très vite à être érigés et tous les points de passage sont condamnés. L’Ouest manifeste son opposition au mur qui coupe le pays en deux et malgré le soutien des alliés, il reste impuissant devant Moscou.

Après la scission de Berlin par le mur, la ville est sous haute surveillance. Les familles séparées usent de tous les subterfuges pour communiquer alors que les contrôles interzones sont de plus en plus étroits. Berlin est au cœur de la confrontation Est-Ouest. Alors que Khrouchtchev ne ménage pas ses visites à l’Est, la venue de Kennedy est la preuve du soutien de l’Occident aux yeux des allemands qui l’acclament.

Egon Krenz, nouveau chef de la RDA, annonce l’ouverture de la frontière avec l’Ouest. Le mur de Berlin, symbole de la division du monde, est détruit. Après 28 ans, familles et amis se retrouvent. Les berlinois de l’ouest accueillent des vagues de berlinois de l’est. Le reportage illustre aussi la faiblesse du pouvoir d’achat d’un est-allemand et revient sur la proposition d’Allemagne réunifiée du chancelier Kohl.

Une semaine sur deux, le père de Marzi travaille en équipe de nuit à l'usine. Dernièrement, il ne rentre pas à l'heure normale. Du coup, Marzi a bien du mal à trouver le sommeil. Elle sent également sa mère très inquiète. Il se passe quelque chose d'étrange dans la petite ville de Stalowa Wola.

Hormis le pain, la nourriture fait l'objet de tickets de rationnement. Les files d'attente sont multiples et il faut de la patience pour obtenir le kilo de fruits ou de sucre tant attendu. Marzi n'apprécie pas l'accueil peu aimable des vendeuses. Et elle supporte encore moins l'injustice des adultes qui abusent de son statut de petite fille pour la doubler dans la file d'attente…

Marzi est obligée de participer au grand défilé organisé pour la Fête du Travail, le 1er mai. Ses parents aussi, sinon ils pourraient en subir les conséquences. Mais Marzi préfère nettement la fête de Noël. La tradition veut que chaque famille polonaise achète quelque chose d'exceptionnel : une carpe. Le poisson est hébergé quelques jours dans la baignoire et Marzi doit cohabiter avec lui…

La résistance des Polonais n'a pas été brisée par l'état de siège. L’opposition a pris une autre forme, moins spectaculaire mais tout aussi efficace : comme presque toute la population, les parents de Marzi refusent de regarder le journal télévisé, placent des bougies aux fenêtres le soir. Forts du soutien du Pape Jean-Paul II et guidés par Lech Walesa, les Polonais affirment leur mécontentement.

Dans la nuit du 12 au 13 décembre 1981, le général Wojciech Jaruzelski proclame l'état de siège en Pologne. Dans l'immeuble de Marzi, c'est la panique absolue. Que va-t-il se passer ? Que doit-on faire ? Les tanks envahissent les rues, les déplacements deviennent difficiles et la milice réprime toute tentative d'opposition. Marzi aimerait être plus grande pour mieux comprendre le monde qui l'entoure…
