Aux Maldives, des animateurs expliquent à des enfants les causes et les conséquences de l'érosion de leurs îles, et notamment l'impact du réchauffement climatique. Ils apprennent qu'il faut planter des arbres pour lutter contre l'érosion. Les pays développés, notamment les Etats-Unis, sont considérés comme responsables de la situation. Les Maldiviens ne veulent pas devenir des réfugiés climatiques.

Sur une île des Maldives, un couple a créé un complexe hôtelier de luxe avec des matériaux locaux. Avec une partie des bénéfices, ils financent le programme Eco-Care qui sensibilise les touristes et les populations au réchauffement climatique. Les déplacements sur l'île s'effectuent à vélo sur seulement quelques pistes afin de favoriser la conservation de la densité de la jungle.

Aux Maldives, un ingénieur côtier a créé une société spécialisée dans l'environnement. Il réalise des audits sur l'érosion, rendus obligatoire par le gouvernement. Il fait des mesures précises afin de d'observer l'évolution de l'érosion dans des lieux précis. Les habitants de certaines îles récupèrent du sable au large pour reconstruire leurs plages ; mais c'est une opération provisoire et onéreuse.

Un habitant de Shishmaref raconte la terrible nuit pendant laquelle il dut évacuer sa famille en urgence, le sol de sa maison se dérobant sous ses pieds. Cette nuit-là, la tempête fait rage. Des pans entiers de l'île s'effondrent sous la violence des vagues. En temps normal, celles-ci sont stoppées par la banquise, véritable barrière naturelle que le réchauffement climatique fait fondre un peu plus chaque jour.

Pour le glaciologue Daniel Fortier, le pergélisol, ce sol en permanence gelé sur lequel est construit le village de Shishmaref en Alaska, est fragilisé par le réchauffement climatique. Lutter contre cette érosion touchant l'ensemble des villages côtiers de cet état américain est malheureusement illusoire. Les 600 habitants de Shishmaref doivent se résoudre à quitter le village.

Le pergélisol n'est plus stable ! Ce sol gelé depuis plusieurs millénaires est au centre de nombreuses études liées au réchauffement climatique dans le grand nord. Une équipe menée par le glaciologue Daniel Fortier part faire une quinzaine de prélèvements sur le glacier de Matanuska en Alaska afin de mesurer la quantité de glace fondue dans le pergélisol... Un processus inquiétant et inéluctable

Jean Jouzel, climatologue, explique les variations climatiques et précise que, depuis 200 ans, l'homme modifie la composition de l'atmosphère. Les rejets chimiques, liés à l'activité humaine, réchauffent les couches basses de l'atmosphère, ce qui entraîne le phénomène d'effet de serre. La fonte des glaciers et le réchauffement des eaux de surface des océans sont des indicateurs du réchauffement global.

Si, depuis quelques années, les prévisions météorologiques à court terme se sont améliorées, les prédictions saisonnières restent, elles, toujours très difficiles. Jean Jouzel, climatologue, s’est beaucoup intéressé aux phénomènes de la grêle. Il doute beaucoup que l’homme puisse changer la météo mais il insiste sur nos comportements quotidiens qui, eux, modifient hélas beaucoup le climat...

Face à la pénurie annoncée du pétrole, Jean Jouzel, climatologue, est favorable à son utilisation raisonnée dans les domaines où il est irremplaçable, mais son utilisation à des fins énergétiques doit être abandonnée. Selon les caractéristiques des pays, le choix devra être fait entre le nucléaire (comme en France), l'éolien, ou encore le solaire (par exemple en Afrique).

Les multinationales, les grands groupes industriels et les compagnies pétrolières prennent vraiment conscience de l’importance des changements climatiques. Selon Jean Jouzel, climatologue, la maîtrise du phénomène d'effet de serre devrait être non seulement une entreprise collective mais aussi une démarche citoyenne individuelle.
