Les multinationales, les grands groupes industriels et les compagnies pétrolières prennent vraiment conscience de l’importance des changements climatiques. Selon Jean Jouzel, climatologue, la maîtrise du phénomène d'effet de serre devrait être non seulement une entreprise collective mais aussi une démarche citoyenne individuelle.

Dans les années 1980, certains scientifiques, constatant les profonds changements climatiques, ont alerté les milieux politiques internationaux. Une large majorité a été convaincue de l’urgence qu’il y avait à intervenir. Mais nous, en tant que citoyens, avons-nous changé nos habitudes pour aider à résoudre ces problèmes qui perturbent notre environnement ?

Il faut stabiliser l'effet de serre, c'est-à-dire redescendre à des émissions beaucoup moins importantes qu'aujourd'hui. Le protocole de Kyoto est un premier pas. L'engagement pris par les pays signataires concerne la période 2008-2012. L'engagement français peut être obtenu mais, comme le souligne Jean Jouzel, climatologue, cela nécessite des politiques ambitieuses pour les transports et l'énergie.

Jean Jouzel, climatologue, nous alerte sur les profonds changements climatiques. Pendant toute la seconde moitié du XXe siècle, nous avons contribué à l’accroissement du phénomène d’effet de serre. Désormais, nous allons devoir tenir compte de ces modifications et nous y adapter. Mais il est surtout urgent de maîtriser et de réduire les émissions de gaz carbonique.

Jean Jouzel, climatologue, inventorie les dérèglements climatiques et les grandes catastrophes qu’ils provoquent selon les pays : cyclones, inondations, retards de la mousson... Actuellement, il est toujours impossible de contrecarrer ces bouleversements. L’organisation et la fiabilité des réseaux d’informations et de prévisions sont très importantes pour les populations concernées.

Le dérèglement climatique est lié à l'augmentation des rejets de gaz à effet de serre, surtout du CO2. Jean Jouzel, climatologue, précise qu'en moyenne, chaque jour, chaque être humain dégage 6 m3 de CO2. Les pays du Nord sont les premiers responsables. Des recherches sont menées pour trouver des solutions technologiques permettant le développement des pays du Sud sans accroître l'effet de serre.

Les scientifiques s'interrogent sur l'impact de l'homme sur les catastrophes naturelles quant à leur rythme et à leur intensité. Jean Jouzel, climatologue, constate que, depuis 1945, le nombre de cyclones n'a pas augmenté mais leur caractère destructeur a été doublé depuis 1995. Et il existe un lien entre l'intensité des cyclones et le réchauffement des océans, causé par l'augmentation de l'effet de serre.

La principale forme de vie dans les mers et les océans est le plancton, une algue minuscule et indispensable à la survie de l'écosystème marin. Aujourd'hui on ne connaît qu'1% environ des espèces de poissons que ce dernier renferme. Malheureusement, certains types de pêches entraînent une régression inquiétante du nombre de ces espèces, déstabilisant ainsi l'ensemble de l'écosystème marin.

Les mers et les océans représentent environ 70% de la surface du globe. Leur profondeur fascinent les hommes depuis des siècles. On sait aujourd'hui, grâce à toute une batterie d'instruments sophistiqués (ondes acoustiques, observatoires sous-marins, balises, satellites) que la profondeur moyenne de ceux-ci oscille entre 3 à 4 000 mètres alors que de nombreux abysses n'ont encore jamais été explorés.

50% de l'humanité vit près des côtes. La mer est une richesse pour se nourrir, pour les transports et pour le tourisme. Jean-François Minster, océanographe, souligne que la pollution des côtes entraîne celle des mers, affectant l'homme via l'alimentation. Il est indispensable de préserver les océans qui ne peuvent pas gérer les pollutions indéfiniment. Or presque toutes les côtes sont déjà dégradées.
