Dès 1859, Darwin reconnaissait que les caractères sexuels secondaires, c'est à dire qui ne participent pas directement au système reproducteur, posaient un problème à sa théorie d'évolution par sélection naturelle. Il parvint à résoudre ce problème en ajoutant un autre versant à sa théorie de l'évolution qu'il baptisa la sélection sexuelle. La sélection sexuelle est liée à la lutte pour la reproduction.

La théorie de l’évolution biologique a permis d’établir la filiation homme-singe, et l’histoire de l’espèce humaine, sans occulter ni opposer ses particularités biologiques et culturelles. Comment cette évolution se poursuit-elle ? Ces recherches resteront fascinantes, si elles se prémunissent de courants pseudo-scientifiques ou idéologiques.

La transformation des espèces est le résultat de pleins de processus plus petits à l’échelle des populations. Darwin en a identifié le principal : la sélection naturelle. L’environnement y joue un rôle essentiel. C’est le cas pour la reproduction et la survie des individus où l’environnement agit comme un filtre au travers duquel les gènes des individus les plus performants sont favorisés.

En 1860, Darwin affirmait que la seule vue d'une plume de paon le rendait malade. Comment un tel fardeau avait pu apparaître et se maintenir uniquement chez les mâles ? La théorie de la sélection sexuelle nous aide à comprendre l'évolution du dimorphisme sexuel, c'est à dire l'ensemble des différences morphologiques plus ou moins marquées entre les individus mâle et femelle d'une même espèce.

Le 27 décembre 1831, le jeune Charles Darwin quitte le port de Plymouth à bord du Beagle. Il emporte avec lui son matériel de naturaliste et une bibliothèque scientifique qui comprend notamment le premier volume des Principes de géologie de Charles Lyell. Ce voyage, que Darwin considèrera comme l’événement de loin le plus important de sa vie, va le mener autour du monde et durer plus de cinq années.

En 1835, aux îles Galápagos, Darwin observe que les pinsons des différents îlots ont des morphologies différentes. Sur une population identique à l’origine, il y a donc eu modification et divergence. De retour en Angleterre, l’expertise de la collection de pinsons permet de conclure que tous les oiseaux seraient des espèces différentes. Darwin doit alors déterminer quel mécanisme permet aux espèces de s’adapter à des environnements divers.

En novembre 1859 paraît L'Origine des espèces au moyen de la sélection naturelle. Le livre de Darwin rencontre immédiatement un très grand succès. Dans l’introduction, Darwin présente son livre comme un long argument anti-créationniste. Contre l’idée d’une Providence divine, il s’emploie à montrer comment le hasard joue un rôle déterminant dans la nature.

En 1837 Darwin aperçoit l’analogie entre la sélection réalisée par les éleveurs et celle qui agit dans la nature. Il constate que dans l’état de domestication, l’homme sélectionne parmi les variations que la nature lui fournit celles qui lui sont utiles. Il doit trouver dans la nature ce qui tient lieu du sélectionneur. La lecture de Malthus sera déterminante.

Jusqu'au 14 février 2011, la Grande Galerie de l’Évolution du Museum national d’Histoire naturelle accueille l'exposition « Dans l'ombre des dinosaures ». La conceptrice de l’exposition et son conservateur en chef nous invitent à une visite guidée. L’exposition nous raconte notamment la crise Crétacé-Tertiaire, grande crise de la biodiversité qui provoqua la disparition des dinosaures.

Au début de 1’été 1860 se tient à Oxford un débat qui deviendra légendaire. L’Origine des espèces est au cœur de la polémique qui oppose l’évêque d’Oxford Samuel Wilberforce, apôtre du fixisme, au naturaliste Thomas Henry Huxley, ardent défenseur de Darwin. Ce débat sera considéré comme une étape importante dans l’affranchissement de la science par rapport à la religion.
