En mars 1943, Jean Moulin, de retour de Londres, a pour mission de créer à Paris le Conseil National de la Résistance. Il envoie donc son secrétaire Daniel Cordier à Paris en éclaireur. Celui-ci raconte ici le choc de son arrivée dans la capitale sous domination allemande et de sa découverte de la politique antisémite nazie. Il déclare également que « l’antisémitisme n’était pas un objet de résistance. »

De Gaulle va faire de Jean Moulin son délégué général auprès des réseaux de Résistance en zone sud. Si un homme de gauche comme Moulin accepte un tel rôle, c’est que De Gaulle lui a assuré que son but n’est pas seulement de libérer le territoire mais de restaurer la République. De son côté, Daniel Cordier, royaliste et maurrassien, n’est au départ pas venu à Londres pour lutter pour la République...

Juin 1940. La France capitule et s'enfonce dans la nuit de l'occupation. Le général De Gaulle et une poignée d'hommes et de femmes, partisans de la France libre, refusent de rendre les armes. Parmi eux, Simonne Mathieu. Cette championne de tennis, vainqueur de Roland Garros en 1938 et 1939, fut capitaine dans les Forces Françaises Libres, à Londres puis à Alger...

Juin 1940. La France capitule et s'enfonce dans la nuit de l'occupation. Le général De Gaulle et une poignée d'hommes et de femmes, partisans de la France libre, refusent de rendre les armes. Dominique Kosseyo, tirailleur Centrafricain de 2e classe, était parmi eux. Le 14 juillet 1941, il reçut la Croix de la Libération des mains du général de Gaulle, à Brazzaville.

Juin 1940. La France capitule et s'enfonce dans la nuit de l'occupation. Le général De Gaulle et une poignée d'hommes et de femmes, partisans de la France libre, refusent de rendre les armes. Maurice de Cheveigné, opérateur radio clandestin auprès de Jean Moulin, était parmi eux. Il fut déporté au camp de Sachsenhausen à la fin de la guerre alors que Paris est déjà libéré...

Juin 1940. La France capitule et s'enfonce dans la nuit de l'occupation. Le général De Gaulle et une poignée d'hommes et de femmes, partisans de la France libre, refusent de rendre les armes. Jean Maridor, capitaine dans les Forces aériennes françaises libres, était parmi eux. Le 3 août 1944, il sacrifie sa vie pour sauver un hôpital anglais d’une bombe volante de type V1.

Jeune homme d’extrême droite, militant d’Action Française, Daniel Cordier est traumatisé par le discours d’armistice du Maréchal Pétain, qui est pourtant l’idole de l’extrême droite. Il raconte son refus de l’armistice et son départ pour l’Angleterre. Il répondit en effet à l’appel du 18 juin du Général De Gaulle sans pourtant l’avoir jamais entendu…

Daniel Cordier fait un état des lieux de l’organisation de la Résistance à Paris en 1943 où existaient alors cinq mouvements structurés qui ne travaillaient pas ensemble. Il explique que l’autorité personnelle de Moulin a été d’imposer aux chefs de la Résistance des cadres d’activité dont ils ne voulaient car ils les mettaient sous les ordres du Général De Gaulle.

Après deux ans d’entrainement à Londres, Daniel Cordier est parachuté le 25 juillet 1942 près de Montluçon, en zone libre. Il doit rejoindre Lyon pour débuter sa mission. C’est à Lyon que s’est installé Jean Moulin, alias Rex, avec pour mission d’organiser et d’intégrer aux forces du Général De Gaulle les mouvements de Résistance alors isolés les uns des autres...

Olivier Wieviorka raconte le rôle joué par les mouvements de Résistance lors du débarquement en Normandie puis analyse la place de la Résistance dans la France d'alors : son apport réel (renseignements, sabotages, guérilla, etc.), son incapacité à libérer seule le pays, mais aussi son installation durable au pouvoir avec le général de Gaulle, fort de sa légitimité acquise lors de ces années sombres.
