Selon Dolto, « celui qui est en danger dans la famille, c’est le gentil mignon qui donne satisfaction à ses parents, qui refoule ses pulsions actives. » Fabienne d’Ortoli, cofondatrice de l’école de la Neuville, commente les propos de Françoise Dolto. Un enfant qui ne pose aucun problème à l’école doit inquiéter. Mais l’école, comme elle est conçue, ne laisse pas la possibilité de s’en rendre compte.

Françoise Dolto, filmée lors d’une conférence qu’elle tint en 1983 au Canada, s’indigne contre les discriminations dont font preuve les éducateurs responsables de l’orientation des élèves. Elle étend ensuite son propos à la question de la norme et déplore qu’on ne soutienne pas l’originalité des enfants. Michel Amram, cofondateur de l'école de la Neuville, commente ses propos.

Selon Françoise Dolto, il faut très rapidement dire aux enfants que les adultes n'ont pas tous les droits sur eux. Quand un adulte dépasse ses pouvoirs, il faut dire à l’enfant que c’est une bêtise de l’adulte qui a fait quelque chose qu’il n’a pas le droit de faire. Il faut ainsi lui signifier qu’une claque de la part d’une institutrice est un débordement de pouvoir pour lequel celle-ci n’est pas payée.

Selon Marion Sessiecq, déléguée territorial à l'AFEV, et Françoise Lantheaume, maître de conférences, l’élève est en situation d’échec scolaire quand lui-même, ses parents et ses professeurs ne croient plus en sa réussite. L’élève a besoin de reconnaissance en tant qu’individu. L’accompagnement permet de travailler sur les dimensions d’élève et d’individu de l’adolescent et favorise sa réussite scolaire.

Nous suivons ici Catherine, psychologue scolaire, dans son travail quotidien dans une école. Elle rencontre le plus souvent des élèves en difficulté et doit comprendre ce que cachent les problèmes d’apprentissage. Elle pose un diagnostic mais elle ne fait pas de suivi thérapeutique. Elle propose des solutions de prise en charge à l’extérieur de l’école ou au sien de l’école avec des enseignants spécialisés.

La qualité de l'écoute des élèves et la qualité d'écoute entre élèves sont les conditions d'une relation pédagogique qui facilite les apprentissages et permet de résoudre les conflits. Cette écoute doit amener l'autre à une expression exigeante et aussi permettre de le comprendre et de construire avec lui un vrai dialogue. Etre attentif, reformuler, valoriser sont, pour cela, des moyens efficaces.

Nous retrouvons ici Assa, Simon, Alain, Raphaëlle, Garance et les autres, élèves, professeurs, membres du personnel administratif ou parents d’élèves du collège Yvonne Le Tac. Nous les avons déjà rencontrés dans les autres vidéos de notre série Les Années collège. Cette fois ils nous donnent leur sentiment sur les années charnières de l’adolescence.

Le mathématicien Denis Guedj accepte mal le plaisir qu'affichent certaines personnes à « être nulles en maths ». Les mathématiques sont pourtant nobles au même titre que les autres matières enseignées. Seulement, elles effrayent parce qu'elles sont une « école de rigueur » à laquelle tout le monde n'accepte pas de se plier, une langue qu'il faut s'employer à apprendre pour pouvoir la parler et la comprendre.

L’entrée au collège coïncide avec l’entrée dans l’adolescence. Dans le monde scolaire français, les professeurs s’adressent à des élèves et non à des adolescents. Pourtant, le collège est avant tout, pour ces jeunes, un endroit où l’on vit des histoires d’amour, d’amitié. Dans ce contexte, il est difficile pour le collège de rester un lieu sanctuarisé où les problèmes personnels et sociaux restent à la porte.

Le 23 septembre 2009, une journée de débats fut organisée dans le cadre de la deuxième Journée du refus de l’échec scolaire organisée par l’AFEV et Curiosphere.tv. Cette deuxième édition était consacrée à la question de l’entrée au collège. François Dubet, sociologue de l'éducation et parrain de la journée, évoque ici l’adolescence des élèves, adolescence qui embarrasserait l’école française.
