Le micro-lycée de Sénart a été créé pour rattraper et motiver les élèves qui ont « décroché ». La pédagogie s’appuie sur des groupes de dix élèves, le tutoiement des professeurs, beaucoup d’oral et de liberté. Ici pas de surveillant ni de secrétaire, la dizaine de professeurs s’occupe de tout, même du ménage. Chaque année, 60% des lycéens obtiennent le bac. Un sur dix décroche à nouveau.

Chaque année, environ 70 jeunes adultes en situation de décrochage scolaire intègrent le Micro-Lycée de Sénart. Ils sont volontaires, décrocheurs depuis minimum 6 mois, sans solution scolaire et habitent proche du lycée. L’équipe éducative travaille à ce que tous les élèves participent aux cours tout au long de l’année et passent le bac. L’élève est au cœur du système. Un élève et un enseignant témoignent.

À Claveisolles, l’internat privé « Les Clés du Soleil » accueille 90 élèves au sein de ses classes de primaire et de collège. La plupart des élèves qui intègrent l’internat sont en situation d’échec scolaire. Pour un meilleur suivi des élèves, les classes sont à effectif réduit. Dany, élève au collège en difficulté scolaire, témoigne avec ses parents.

Une antenne scolaire mobile va dans les campements sauvages des gens du voyage. Les enseignants passent de une à une journée et demie par semaine par camp, dans des camions spécialement aménagés pour y faire classe. Ils témoignent de la spécificité de leur mission, ainsi que des problèmes pédagogiques particuliers qu'ils rencontrent, liés à la très grande hétérogénéité des niveaux et à l'absence de suivi.

Au Lycée Horticole Privé Lyon Pressin de Saint-Genis-Laval, des classes de 4e à projet professionnel accueillent des enfants en situation difficile. Ils suivent, en plus du cursus classique de 4e, une formation pratique à l'horticulture. Ainsi, ils réapprennent à aimer l'école, retrouvent confiance en eux, et sont motivés pour réfléchir à une orientation qui leur conviendrait.

Il y a près de 5 ans, Édith Cresson initiait une école un peu particulière à Châtellerault, l'École de la 2e Chance (E2C). Elle permet aux jeunes sans diplôme ni formation reprendre les études et trouver une voie professionnelle. Elle offre une seconde chance aux exclus du système scolaire. Depuis sa création, l'école a accompagné 340 stagiaires et la demande est croissante.

Selon Bernard Gerde et Marie-Cécile Bloch, co-fondateurs du CLEPT (Lycée et Collège Elitaire pour Tous), les élèves quittent l’école car ils ont un sentiment très fort de non-appartenance (à l’établissement, à la classe, au savoir enseigné…) Pour raccrocher les élèves décrocheurs, il s’agit donc de créer le sentiment d’appartenance. Le CLEPT s’y emploie notamment avec les ateliers artistiques.

Bernard Gerde et Marie-Cécile Bloch, co-fondateurs du CLEPT (Lycée et Collège Elitaire pour Tous), nous livrent les ingrédients nécessaires à la réussite de ces élèves décrocheurs, qui, après un temps d'errance, ne demandent qu’à raccrocher. Ces ingrédients sont d’abord une approche transdisciplinaire et la mise en place de relations individualisées avec les élèves.

A Compiègne, une classe de l'école Saint-Germain s'occupe d'enfants de 9 à 12 ans souffrant de dyslexie sévère ou de dysphasie. A côté de la salle de classe, il y a le bureau de l’orthophoniste, présente chaque jour dans l'école pour suivre l’évolution des enfants. Ceux-ci n’ont aucune déficience intellectuelle, ils ont juste besoin d’une structure adaptée et de temps.
