Au lycée professionnel Georges Baumont de Saint-Dié-des-Vosges, 80 élèves en formation chaudronnerie et structure métallique se sont lancé un défi : réaliser un SPAD XIII, l’avion de « l’As des as » de la Première Guerre mondiale, l’enfant du pays René Fonck. Le 20 juin 2009, l’avion ornera l’entrée de l’aérodrome de Remomeix, qui ce jour-là sera rebaptisé « Aérodrome René Fonck ».

Le 21 février 1916 commence la bataille de Verdun : 3,5 millions d’obus allemands s’abattent sur les soldats français terrés dans les bois des Caures. 92 ans plus tard jour pour jour, une vingtaine de collégiens et de lycéens de Porto Vecchio ont fait le déplacement pour visiter le champ de bataille. Des cratères de 30 mètres que l'on appelle « entonnoirs » témoignent de la violence des combats.

Des lycéens corses font un voyage scolaire sur les traces des disparus de Verdun. À Verdun, 2 soldats français sur 5 ont été enterrés vivants et rares sont les morts qui ont été exhumés. Le cadavre de l’écrivain Alain Fournier est une exception. Et les tombes d'inconnus sont nombreuses. Des cadavres inconnus ont aussi été déposés à l'ossuaire de Douaumont.

Dans le cadre d'un travail sur la Première Guerre mondiale, les élèves de troisième d'un collège du Noyonnais ont participé à la publication du journal de guerre de Hermann Van Heek, un artilleur de l'armée allemande qui s'est battu dans leur région entre 1915 et 1916. La lecture de ce journal a changé leur regard sur cette période et sur l'adversaire allemand.

À Lamballe, les 25 élèves de la classe de terminale bac pro Machinisme agricole et Travaux publics travaillent sur la Première Guerre mondiale. Plutôt que d'apprendre un cours, ils se sont livrés à un véritable travail d'enquête auprès de leurs proches. Ces travaux ont révélé une surprise de taille : 8 Lamballais morts sur le front ne figurent pas sur le monument aux morts du village...

Dans la présente vidéo, l’historien Pierre Miquel évoque la première bataille de la Marne. Cette bataille courte et décisive de la Première Guerre mondiale eut lieu du 6 au 9 septembre 1914 en travers de la Marne, sur le Grand et le Petit Morin, du côté de l'Ourcq, et dans les marais de Saint Gond. Lors de cette contre-offensive, Joffre réussit à mettre en échec le plan allemand d’invasion.

Pierre Miquel nous raconte la journée du 11 novembre 1918 et les négociations interalliées qui ont précédé l’armistice. Il y aura encore 80 à 100 morts ce matin-là lors d'une ultime bataille. Mais dans le pays, la joie est énorme. Le retour est particulièrement difficile pour ceux qu'on appellera « les gueules cassées ». On comptera plus d'un million de blessés côté français dont beaucoup ne survivront pas.

En 1914, la France est un pays à moitié rural. Pierre Miquel raconte que c'est aux femmes qu'il incombe de prendre en charge la vie de la ferme, les enfants, les personnes âgées. Elles deviennent aussi infirmières bénévoles, travaillent dans les usines, conduisent les tramways, les taxis, deviennent facteurs, sans pour autant devenir citoyennes car elles n'ont toujours pas le droit de vote.

Selon Pierre Miquel, malgré l’interdiction de la Convention de La Haye, tous les belligérants vont fabriquer et employer des gaz lors de la Première Guerre mondiale. Les Allemands sont les premiers à les utiliser, à Ypres, dans le Nord, en avril 1915. Environ 160 000 soldats seront tués par les gaz, sans compter ceux qui sont morts des effets secondaires, des mois, voire des années plus tard...

Les dix neuf enfants de l’école de Chacrise réalisent un docu-fiction de 26 minutes sur le destin des soldats français fusillés sur le Chemin des Dames pendant la Première guerre mondiale. Pour ce film, les élèves ont fait des recherches historiques et ont cherché à reproduire l’ambiance de la guerre. Une tranchée a même été creusée dans le jardin de l’école.
