La moitié des personnes en activité n’exercent pas le métier pour lequel elles avaient été initialement formées : une raison de plus pour considérer qu’il faut apprendre à s’orienter, pour pouvoir éventuellement se réorienter. Le directeur du CIO de Villeurbanne partage cette conviction. Il rappelle les enjeux de l’orientation, au niveau de la construction personnelle et aux niveaux sociétal et économique.

Comment éviter qu’un élève ne s’oriente par défaut à la fin d’une année scolaire, particulièrement dans l’enseignement secondaire ? Martine Pierotti, Directrice du CIO de Villefranche-sur-Saône, répond à cette question de parents. Selon elle, une décision d’orientation est un compromis, un compromis entre ce que l’on veut et ce que l’on peut, et faire un choix c’est faire le deuil de quelque chose.

Françoise Dolto, filmée lors d’une conférence qu’elle tint en 1983 au Canada, s’indigne contre les discriminations dont font preuve les éducateurs responsables de l’orientation des élèves. Elle étend ensuite son propos à la question de la norme et déplore qu’on ne soutienne pas l’originalité des enfants. Michel Amram, cofondateur de l'école de la Neuville, commente ses propos.

Au collège Clément Marot, au mois de janvier, sont organisés des entretiens d’orientation concertée d’une vingtaine de minutes pour les élèves de 3e. Ces entretiens réunissent l’enfant, sa famille, le professeur principal, la conseillère d’orientation et un membre de l’administration. Selon une représentante de parents d’élèves, cela oblige l’élève à se poser réellement la question de son orientation.

À l'initiative de la Fondation Wyeth pour la santé de l'enfant et de l'adolescent, environ 200 lycéens de toute la France se sont réunis pour débattre autour de la notion de réussite, le 13 mai 2009 à Paris. Une table ronde fut organisée autour de la question « Comment trouver ma voie ? » La présente vidéo nous propose des témoignages de jeunes sur cette question.

Forts de la conviction que la capacité à se repérer et à construire un projet doit faire l’objet d’un apprentissage spécifique, certains enseignants pratiquent l’éducation des choix, une approche expérimentale qui vise à préparer les élèves au processus d’orientation. Le but est de leur éviter de le subir dans la frustration, de choisir en 3e une section qui ne leur correspond pas, faute d’y avoir réfléchi.

Le Programme d’Etudes Intégrées (PEI) est un dispositif mis en place par Science Po Lille pour préparer des lycéens de Terminale méritants et de condition modeste à passer le concours d’entrée de l’IEP. Nous sommes ici en fin d’année scolaire. Evelyne Delhomme, professeur référent du PEI, fait le point sur son enseignement et l'espoir qu'elle a projeté sur chaque élève.

Il y a près de 5 ans, Édith Cresson initiait une école un peu particulière à Châtellerault, l'École de la 2e Chance (E2C). Elle permet aux jeunes sans diplôme ni formation reprendre les études et trouver une voie professionnelle. Elle offre une seconde chance aux exclus du système scolaire. Depuis sa création, l'école a accompagné 340 stagiaires et la demande est croissante.

La nouvelle aide, dite aide à l’orientation active, est-elle plus favorable à la réussite des étudiants ? Certaines universités mettent en effet en place ce type d’orientation, dans lequel le conseil de classe donne un avis sur les filières de formation envisagées après le bac. Robert Solazzi, Martine Pierotti, et Philippe Souweine, donnent leur point de vue.

Le système des passerelles est il réellement efficace ? Selon Martine Pierotti, Directrice du CIO de Villefranche-sur-Saône, c’est un progrès. L’orientation n’est plus irréversible et l’on peut construire son parcours à tout moment. Pour Philippe Souweine, militant de l’UNAF et expert dans le domaine de l'emploi, certains contenus d’enseignement gagneraient à être étoffés pour davantage d’efficacité.
