Edwick souffre d’obésité, comme un enfant sur cinq dans son département, le 93. Nous le suivons ici chez son médecin qui explique que son problème est lié à de mauvaises habitudes alimentaires, plus répandues qu’ailleurs dans les quartiers défavorisés. Quel rôle peut jouer l’école ? Par exemple, au lycée Liberté de Romainville, le chef cuisinier lutte pour trouver des solutions.

Avec la collection de films courts « Rêves de recherche, rêve de chercheur », l’Inserm nous invite à nous faire une idée des recherches menées aujourd’hui en science de la vie et à découvrir la recherche et ses acteurs sous un angle nouveau. Dans la présente vidéo, Xavier Leverve nous livre ses confidences. Il est directeur scientifique du secteur « Nutrition humaine et sécurité des aliments » INRA, à Paris.

En matière de restauration scolaire, il n’existe ni loi ni contrôle. Selon Brigitte Coudray du CERIN, près de 70% des cantines scolaires ont encore des progrès à faire pour améliorer la qualité des repas. La suppression de la collation du matin a été recommandée par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments mais n'est appliquée que dans 20% des écoles.

Food, Inc. décortique les rouages d'une industrie qui altère chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l'enquête pour savoir comment est fabriqué ce que nous mettons dans nos assiettes. Ce film sort en salle le 2 décembre 2009.

Certaines chaines de télévision diffusent pendant les programmes pour la jeunesse un écran publicitaire toutes les 20 minutes. 70% de ces spots font la promotion de friandises, de céréales, de desserts ou de biscuits. Une loi votée en 2004 stipule la nécessité d'intégrer des messages sanitaires dans ces spots, mais elle n'est pas appliquée. Selon Yves Bur, député, cela tient à la pression des lobbies.

A Bullion, le centre de pédiatrie et de rééducation accueille des adolescents motivés pour maigrir. La prise en charge commence par un bilan de santé complet et une épreuve d’effort. Ils apprennent à déterminer les causes de leur surpoids, à ne pas compenser l’ennui par la nourriture ainsi qu’à construire leur équilibre alimentaire. Trois adolescents et deux membres de l’équipe médicale témoignent.

L'obésité ne cesse de gagner du terrain en France et est considérée comme un vrai problème de santé publique. 11% des adultes et 15% des enfants sont obèses. Pourquoi cette épidémie ? Le Dr Patrick Tounian, gastro-entérologue, explique que l'ensemble de la population grossit entre autres à cause de nos ancêtres : la nature a sélectionné les individus qui disposaient de la plus grande capacité de stockage.

En Europe, 1 enfant sur 5 est en surpoids ou obèse. En France, 18 % des enfants seraient en surpoids dont 4 % d’obèses. Le calcul de l’Indice de Masse Corporelle (IMC) reporté à la courbe de corpulence, que l’on retrouve dans les carnets de santé, permet de détecter un problème de surpoids. Par exemple, si l’on constate que le rebond d’adiposité survient avant l’âge de 6 ans, le risque d’obésité est élevé.

Chez l’enfant, il est indispensable de stabiliser et éliminer l’excès de poids avant la croissance. Le rebond d’adiposité ne doit pas intervenir avant l’âge de 6 ans pour éviter les risques d’obésité. Les causes de surpoids sont néanmoins multiples : un déséquilibre énergétique, une prédisposition génétique, de mauvaises habitudes alimentaires, des problèmes psychologiques ou un traitement médicamenteux.

Le Dr Iva Gueorguieva explique que les couches sociales défavorisées sont davantage touchées par l'obésité. Parmi les raisons évoquées : une alimentation moins diversifiée et plus riche en matières grasses, moins d’activité physique, moins de loisirs et plus de télévision. Or une étude démontre que si un enfant regardait une heure de moins la télévision par jour, il prendrait deux kilos de moins par an.
