2010 a été déclarée par l’ONU année mondiale de célébration de la Biodiversité. Cet Abécédaire,
composé de 26 films courts d’animation, apporte un regard différent sur la diversité biologique.
Car derrière la question de la conservation de la nature, c’est surtout la question du vivant, des
conditions nécessaires à son émergence, à sa reproduction et à sa diversité qui sont en jeu. A
travers le prisme d’une multitude de notions scientifiques, cette série nous écarte d’une vision
parfois simpliste d’une nature enchanteresse. Le ton de la série se veut résolument marqué :
chaque film correspond à la vision personnelle d’un savant vulgarisateur et passionné. Il ne se
cantonne pas à énoncer des faits mais organise une narration qui propose une nouvelle manière
de considérer la nature et sa diversité, une grille de lecture à la fois scientifique et décalée.
[A-F] [G-L]
[M-R] [S-Z]
L’abeille qui butine, toute entière occupée à la récolte du nectar, ignore qu’elle se frotte aux étamines et se couvre d’un pollen fertile. Et lorsque sa collecte l’appelle vers une autre source, elle accomplit l’union féconde de deux fleurs séparées. L’activité pollinisatrice des abeilles montre comment la collaboration entre des espèces différentes assure l’équilibre des écosystèmes.
Lorsqu’en 1969 les spationautes reviennent avec leur vision sidérante, le commun des mortels découvre que ce système incertain, mouvant au gré des circonstances, est son milieu de vie. Un nouveau concept émerge. En 1985, un mot vient l’incarner : la biodiversité, qui désigne l’ensemble des formes de vie terrestres et les interactions qui les relient à toutes les échelles.
En marchant dans les pas d’un passé révolu, les amateurs de fossiles parcourent l’œuvre de l’évolution. Mais, en 1938, c’est une forme vivante du passé qui refait surface... Un pêcheur sud-africain remonte des profondeurs de l’océan un animal à l’apparence franchement démodée, une relique, un cœlacanthe, sensé avoir disparu depuis 70 millions d’années...
Incarnations monumentales de la puissance biologique, les dinosaures n’existent plus aujourd’hui qu’à travers leurs restes squelettiques. Ils furent les victimes d’un événement qui bouleversa les cartes du vivant, il y a 65 millions d’années... Mais si les grandes extinctions de l’histoire terrestre ont menacé la biodiversité, elles ont chaque fois permis à de nouvelles espèces d’émerger et d’évoluer...
Créer des catégories selon des critères objectifs a longtemps tourmenté les scientifiques... Pour définir une espèce, l’interfécondité est aujourd’hui un critère essentiel. Si deux individus apparemment différents peuvent engendrer une descendance féconde, ils font partie de la même espèce. En s’inspirant des arbres généalogiques, la notion d’espèce rejoint la logique de l’évolution...
De la terre de feu au Groenland, des villes aux déserts, les fourmis fourmillent, à croire que la Terre est une gigantesque fourmilière. Il y en a un nombre considérable, raisonnablement incalculable. Sauf pour quelques passionnés des inventaires, bien décidés à les compter, avec exhaustivité. Ceux-ci estiment leur nombre à 1 000 000 000 000 000 000 individus.