| Un télescope utilise un
miroir pour concentrer la lumière provenant de l'objet observé.
C'est la clé de sa supériorité par rapport à
la lunette. Les premiers télescopes furent construits au XVIIe
siècle en particulier par Newton. Le plus
grand télescope terrestre comportant un miroir unique est celui
du Mont Palomar (miroir de 5 mètres de diamètre). Pour
résoudre le problème du poids du miroir, sont apparus
les miroirs segmentés, constitués d'une mosaïque
de petits miroirs (miroir de 10 m de diamètre des télescopes
du Keck observatory à Hawaï), puis les miroirs amincis
et actifs (leurs déformations sont corrigées en temps
réel).
L'observation astronomique depuis le sol se heurte au problème
de la turbulence atmosphérique (c'est elle qui fait scintiller
les étoiles) qui limite la qualité des images. Deux
solutions ont été trouvées :
- mettre un télescope en orbite, donc au-delà de
l'atmosphère : c'est le fameux télescope
spatial Hubble lancé par la Nasa.
- corriger en temps réel grâce à un laser,
les fluctuations de l'image (optique adaptative).
Autre problème : pour augmenter le grossissement, il faut
augmenter le diamètre du télescope et donc du miroir.
Mission impossible : les limites technologiques sont atteintes.
La solution ? Combiner la lumière reçue par plusieurs
télescopes fonctionnant de façon
couplée : un procédé appelé "interférométrie".
C'est le principe du VLT (Very Large
Telescope), construit par l'European Southern Observatory
(ESO) au Chili : ses 4 télescopes de 8 mètres de diamètre
sont équivalents à un télescope de 200 m de
diamètre. Résolution attendue : un millième
de seconde d'arc - traduction : cette résolution permettrait
de distinguer un homme à la surface de la lune.
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