Infiniment grand - infiniment petit
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Sciences humaines : La monade : miroir du monde
 
 
Leibniz
 
Selon Leibniz, toute chose dans l’univers se compose de substances simples, individuelles et sans partie qu’il appelle « monade » (« unité » en grec). Toutes différentes les unes des autres puisque toutes uniques, les monades sont en nombre infini. Soumise à un changement continuel qui ne peut venir de l’extérieur puisqu’elle ne possède « ni fenêtre, ni porte », la monade est douée de spontanéité.
En chaque monade s’exprime en effet tout l’univers. La totalité universelle est donc présente dans chaque monade qui l’exprime à partir de son point de vue singulier. Leibniz développe ainsi une conception originale du monde où l’infiniment petit contient la totalité de l’univers et donc l’infiniment grand !

Gottfried Wilhelm von Leibniz

Gottfried Wilhelm von Leibniz

"Les âmes sont des unités et les corps sont des multitudes, mais infinies, tellement que le moindre grain de poussière contient un monde d'une infinité de créatures. Et les microscopes ont montré aux yeux mêmes plus d'un million d'animaux vivants dans une goutte d'eau. Mais les unités, quoiqu'elles soient indivisibles et sans parties, ne laissent de représenter les multitudes, à peu près comme toutes les lignes de la circonférence se réunissent dans le centre."

Leibniz

 
Euclide
 
Il n’est pas rare de relier le terme de monade à la notion de point définie par Euclide (Eléments I, Déf.1) comme ce qui n’a pas de partie, la partie insécable.
En effet, tout comme le point mathématique est atome de l’espace, la monade, point méta-physique, est atome immatériel de la nature.

Euclide
   
 
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