La bioluminescence
existe chez plus de 700 espèces végétales ou
animales, depuis les bactéries jusqu'aux vertébrés.
Souvent bleue ou verte, cette lumière s'observe la nuit ou
dans l'obscurité des grands fonds océaniques. Dès
1647, le Hollandais T. Bartholinus dédia un volume entier
à cette question (De Luce Animalum).
Depuis, les scientifiques se sont emparés de ce formidable
signal visuel pour repérer ce qui se passe au niveau de
la cellule et étudier le fonctionnement des organismes,
tissus ou gènes. La reine des laboratoires est la GFP,
ou Green Fluorescent Protein, qui provient de la méduse
Aequorea victoria. On l'associe à une autre protéine
que l'on veut étudier, qu'elle soit animale ou végétale,
et on détecte l'émission lumineuse émise
par ce complexe grâce à un microscope à fluorescence.
A l'origine verte, cette protéine a été transformée
par mutation génétique pour arborer un large panel
de couleurs, balayant l'ensemble du spectre lumineux de 350 à
700 nm. Cette biotechnologie récente permet de suivre plusieurs
signaux lumineux dans une seule et même cellule.
|